Jalil.M

Au pôle urbain « Ahmed Zabana » de Misserghine les problèmes n’en finissent plus, après l’hygiène, l’insécurité et le manque de commodités, les nouveaux résidents des cités AADL, font face à un autre souci encore plus grave s’agissant de l’avenir scolaire de leurs enfants. En effet, alors que tous les enfants ont rejoints les établissements scolaires des trois cycles et ont même commencé à recevoir les leçons du programme annuel, les élèves du cycle moyen qui devait rejoindre ce mardi le CEM « Chahid Meliani Benyamina », nouvellement réceptionnés sont retournés bredouilles à leur maison. Parmi les élèves venus hier martin depuis 8h00 pour enfin entrer en classe, certains ont pleuré implorant le wali pour intervenir en leur faveur et leur permettre de commencer enfin l’année scolaire. « Je veux commencer les études, cela fait une semaine que les enfants ont rejoint les classes et nous on attend toujours, je demande au wali de nous ouvrir les portes du CEM.», dira en pleurs une fille en 2ème année moyenne. Ce fut la même déclaration des autres élèves croyant qu’hier était leur jour de rentrée scolaire. Ces enfants habitaient dans d’autres quartiers et communes de la wilaya d’Oran, leurs familles ont bénéficié de logements AADL au pôle urbain Ahmed Zabana de Mesreghine, ils pensaient en plus de loger dans un nouveau et beau appartement se retrouver le jour de la rentrée scolaire dans un nouveau CEM, Lycée ou encore école, mais se retrouvent dans le tourbillon des retards et du laisser aller qu’ils ne comprennent pas. Les parents de ces enfants, ont indiqué hier, devant les portes du CEM « Chahid Meliani Ben Yamina », que, « suite à une réunion avec les responsables de la direction de l’éducation, le personnel éducatif et administratif de ce CEM a été installé afin que la rentrée scolaire puissent se faire ce mardi, mais les responsables sur place ont refusé de permettre aux enfants d’entrer. ». Selon nos interlocuteurs, « Prés de 600 dossiers ont été déposés dans ce CEM, il s’agit de dossiers de transferts que les parents ont retiré des établissements où leurs enfants étaient scolarisés, mais les responsables du nouveau CEM nous ont déclaré qu’ils ne peuvent recevoir les élèves tant que le transfert n’a pas été validé par le système de numérisation « El Rakmana » de la direction de l’éducation.». Selon un parent d’élèves : « Une semaine après la rentrée des classes nos enfants sont toujours en vacances pour des raisons de numérisation des fichiers ou des décisions de changement d’établissements, c’est inadmissible.». Les parents d’élèves ont lancé ce mardi, un appel au wali d’Oran et au directeur de l’Education pour qu’ils prennent les décisions nécessaires pour permettre aux centaines d’enfants de rejoindre leurs. Signalons que la situation est la même pour une centaine d’élèves du cycle secondaire dans ce pôle urbain. Parmi ces derniers des élèves en classe de terminale n’ont toujours pas été autorisé à r à rejoindre le lycée le plus proche !