J.M

La hausse effrénée des prix des aliments nécessaires continue, en quelques semaines seulement, certains produits très demandés par les ménages sont devenus inaccessibles pour les petites bourses, à l’image du poulet qui a battu hier le record en atteignant la barre des 520 DA le kilo !
« C’est alarmant » dira une mère de famille qui assure qu’elle n’avait que la viande blanche pour les repas quotidiens, « désormais on n’a plus le choix, les viandes rouges et blanches sont chères » dira-t-elle. Pendant ce temps-là les points de vente de l’office national de l’alimentation et les aliments de bétails (ONAB) ne sont pas pris d’assaut par les citoyens qui ne savent même pas qu’ils existent. Là c’est la stratégie de la publicité qui a fait défaut, les produits de l’ONAB pourtant disponibles sur le terrain, mis ne place par l’Etat, laissent la place aux vendeurs et les abattoirs spéculateurs. En l’absence de la main de fer de l’Etat les commerçants n’ont pas hésité à augmenter les prix des aliments et produits très demandés. Une campagne de boycott est même lancée sur les réseaux sociaux pour inciter le ministère du commerce à réagir. Mais vraisemblablement, aucune mesure n’est prise, la preuve les produits continuent d’augmenter. L’anarchie a donc touché les secteurs clés du Commerce et de l’Agriculture, de quoi interpeller les responsables à passer à l’acte pour mettre un terme à la spéculation qui gangrène nos marchés. Le panier des chefs de famille devient difficile à remplir, pour satisfaire l’équilibre alimentaire. La pomme de terre, aliment de référence, a atteint le prix de 100 dinars, alors qu’on est un pays exportateur de ce tubercule. Une dégradation du pouvoir d’achat face à la puissance du marché informel et des spéculateurs met les voyants au rouge.