F.A/J.M

Un seul jour nous sépare de la rentrée scolaire 2021/2022, alors que la wilaya est en pleine opération de relogement vers les nouveaux pôles urbains à Oued Tlélat, Misserghine et autres communes, mais ces régions n’ont pas été renforcées par des établissements éducatifs, ce qui entraînera une pression et une surcharge dans les classes. D’un autre côté, les projets inscrits connaissent un retard important dans l’achèvement des travaux dans de nombreuses communes, comme révélé par les rapports de la Direction de l’Éducation nationale d’Oran. Ce rapport indique que « de nombreux établissements programmés pour à être réceptionnés à la veille de la rentrée ne sont actuellement pas prêts, à l’exemple de 11 écoles primaires dont 02 sont sises à Hassi Bounif et Bir El-Djir, où les travaux ont commencé depuis 2013 et n’ont pas encore été achevés, en plus de 4 écoles à Oued Tlélat, Sidi Chahmi et Bir El-Djir.».
A l’orée de la rentrée scolaire revient le problème du manque cruel d’équipements dans les établissements d’Oued Tlélat et Misserghine, qui devront recevoir un nombre important d’élèves à la suite des opérations de relogements dans les nouveaux pôles urbains. Dans le même cadre, des établissements ont subi une opération d’extension dans certaines communes éloignées pour réduire la surcharge. 44 classes supplémentaires on été réalisées à travers 10 établissements.
En revanche, la direction de l’Education a pu recevoir à ce jour, 11 écoles, 7 CEM et 3 lycées à Belgaïd et Oued Tlélat, alors que les autres structures éducatives sont encore en chantier.
Conformément aux instructions émises par le Ministère et sous la supervision des commissions habilitées, tous les équipements ont été fournis à tous les établissements scolaires.
Au cours de la semaine écoulée, le wali d’Oran, M. Saïd Sayoud, a souligné la nécessité pour les élus de sortir de leurs bureaux et de préparer au plus vite les établissements scolaires.

Manque cruel
en femmes de ménage

Les parents d’élèves dans des communes d’Oran ont affirmé que malgré les assurances du ministre de l’Éducation nationale de la nécessité de préparer à l’avance les établissements scolaires et de les préparer à recevoir des élèves dans de bonnes conditions sanitaires, les communes n’ont même pas engagé des femmes de ménages pour assurer la propreté des lieux. Hier, le président de la Fédération des parents d’élèves a soulevé certains problèmes, tels que le manque d’agents de nettoyage dans certains établissements d’enseignement, car de nombreux maires ont refusé d’embaucher des femmes de ménages et des gardiens, en raison de la situation financière. « De nombreuses écoles primaires ne disposent pas de femmes de ménage, les élèves vont retrouver des classes sales et des sanitaires dans un état lamentable dont l’utilisation est déconseillé. » relèvent des parents d’élèves. Rappelons que l’année dernière dans certains établissements scolaires de la commune d’Oran et d’autres communes de la wilaya, les parents d’élèves ont payé les services de femmes de ménage pour le nettoyage des classes notamment les sanitaires pour éviter à leurs enfants les infections.

Gestion catastrophiques du
transport et des cantines scolaires

Les écoles primaires sont un souci énorme pour le secteur de l’éducation quant à leur gestion qui est assurée par les communes au lieu du ministère de l’Éducation nationale.
A Oran beaucoup de remarques on soulevées sur la gestion de la commune des cantines scolaires. Dans ce contexte, hier, le Wali d’Oran, M. Saïd Sayoud, a demandé aux maires un rapport sur les 245 cantines en service.
Quant à la mise à disposition de la main-d’œuvre, il a été enregistré qu’il y avait « 900 postes réservés uniquement pour les cantines », ce qui couvre ainsi entièrement les carences.
Le dossier du transport scolaire est une autre préoccupation qui inquiète les parents d’élèves dont les habitations sont situées loin des établissements scolaires. La wilaya d’Oran, dispose de 105 bus pour transporter 13.139 élèves, mais la plupart des bus ne sont pas utilisés, ce qui fait que les élèves subissent de réelles souffrances quotidiennes avec les transports pour rejoindre les bancs des classes.
Prenant connaissance de la situation le wali a menacé de frapper d’une main de fer toute personne qui n’accomplira pas sa mission, adressant son avertissement aux élus.

398 099 élèves attendus
cette année

En termes d’effectifs, il est prévu que 398 099 élèves rejoindront leurs classes à la rentrée, répartis entre 11 805 groupes scolaires, à raison de 30 à 31 élèves par classe. 33448 nouveaux inscrits sur 202254 du palier primaire, ainsi que 137.112 au moyen et 123 023 au cycle secondaire.
Pour les mesures préventives pour limiter la propagation de l’épidémie de Covid, le plan a été adopté pour un système régimentaire, et une période de 60 minutes pour chaque classe.
Dans le cadre de la prise en charge de la catégorie des personnes à besoins spécifiques, le nombre a atteint 1010 élèves, répartis en 128 groupes.

Du nouveau pour combler
le déficit en encadrement

Quant au problème du manque d’enseignants, notamment dans les matières scientifiques, le directeur de l’éducation a déclaré que 385 nouveaux enseignants ont été recrutés dans diverses matières des trois cycles, s’agissant de personnes ayant suivi une formation au mois de juillet. Ces nouvelles recrues rejoindront leurs postes dès la rentrée scolaire.
Le directeur de l’éducation a déclaré que ses services ont travaillé pour recruter des enseignants pour la catégorie des personnes ayant des besoins spécifiques dans les centres de Misserghine et Gambetta.