Fatima B.

Les citoyens toutes bourses confondues se plaignent de la cherté de la vie qui va en ascendant, les prix de tous les produits alimentaires enregistrent une hausse inexpliquée. Le poulet n’a pas pris des ailes il s’est carrément envolé des couffins et des assiettes des oranais. « À 500 D.A le kg, le poulet est devenu inaccessible pour le simple citoyen. C’est un prix fou, mieux vaut acheter de la sardine ces jours ci à un prix plutôt abordable entre 350 et 400 D.A le kg.». dira un citoyen, approuvé dans ces dires par une mère de famille rencontrée au marché de Hai El Sabah. La sardine a été affichée hier au prix de 200 D.A chez les marchands ambulants de poissons qui étaient aux anges en voyant leurs cageots se vider en un temps record. Le prix de la sardine a fait le bonheur hier du consommateur, les mères de familles oranaises qui ont le secret des meilleures recettes pour cuisiner ce poisson.

La pomme de terre à 100 D.A le kg

Rappelons que Le ministère de la Pêche et des productions halieutiques a annonce mardi dans un communiqué, que les marchés nationaux enregistraient ces derniers jours une “grande abondance” de la sardine à des prix “très compétitifs” à travers les différentes wilayas du pays. Le ministère a même avancé que Les prix de vente de la sardine au déchargement oscillent entre 100 et 350 D.A (selon la qualité) tandis que les cours des marchés sont entre 150 et 450 D.A. Le prix de la sardine est plus au moins accessible pour les bourses moyennes il reste dure à assurer pour les maigres bourses, qui sont les plus touchés par cette flambée des prix qui touche même les légumes et la pomme de terre le produit de première consommation des algériens. Hier dans les marchés d’Oran le prix de la pomme de terre a été de 100 D.A/le kg. Sauf que 1kg ne suffit pas pour la famille algérienne, qui achète en moyenne 2 kg à 3 kg de pomme de terre par jour, les frites et les frites omelettes étant des plats pratiquement quotidien de la famille oranaise. La tomate a été affichée au prix de 120 D.A et l’oignon à 80 D.A/ le kg. Si le citoyen peut se passer de la viande il ne peut pas se passer des légumes essentiels dans sa nourriture. Reste les pates et les légumes secs dont les prix ont également enregistrés une hausse considérable impactant directement le pouvoir d’achat du consommateur en mal de vie.