O. Degui

Mansourah était, il y a à peine quelques années, une petite bourgade ne dépassant pas les 15000 âmes. Aujourd’hui, elle constitue une halte incontournable pour tout visiteur de passage dans la ville des Zianides. Une découverte qui suscite l’émerveillement de tous pour cette localité qui aspire à devenir un modèle pour le développement local.

La ville, réputée pour ses sites historiques dont les remparts et le fameux minaret haut de 40 mètres, connaît depuis quelques mois, une mue considérable multisectorielle. Ses habitants confirment avec une certaine touche de fierté que leur commune connaît depuis quelques mois une véritable transformation « en dépit de certaines insuffisances qui subsistent ». On ne tarit pas d’éloges pour le premier magistrat de la ville, Achour Farid, et son staff qui ont donné une impulsion particulière au développement local. « Des projets ont été inscrits au profit de la commune. Certains sont en cours de réalisation, et d’autres ont été déjà achevés », ajoute-t-on.
Aujourd’hui, Mansourah a complètement changé de look. C’est une localité où il est agréable de vivre. Les acquis sont nombreux : plus de 15.000 logements ont été réalisés, l’éclairage public est une réalité palpable, les routes ont été refaites et bitumées, l’eau est courante, le raccordement au réseau du gaz de ville est à 100% dans les foyers, et le transport est satisfaisant. Mansourah n’est plus cette petite bourgade de 15.000 âmes. Sa population atteint aujourd’hui plus de 125 000 habitants qui vivent dans la quiétude et la sérénité.
Cette commune, également pôle universitaire avec plus de 41.000 places pédagogiques et ses nombreuses résidences universitaires, a été quelque peu délaissée, dans le passé, mais elle reprend vie aujourd’hui au grand bonheur de sa population, complètement impliquée dans la gestion de la cité en prenant part à des campagnes de reboisement, de nettoyage des quartiers et à des actions de solidarité. Les services sanitaires n’ont eu à affronter aucune maladie comme ce fut le cas dans les années passées.

Développement tous azimuts

En matière d’infrastructures, la commune s’est vu dotée d’un palais de la culture accueillant 75% des activités culturelles du grand Tlemcen, de courts de tennis, d’un centre équestre, de terrains combines pour les jeunes, d’une salle OMS de dimension internationale, d’une piscine olympique.
Erigée au statut d’APC en 1984, Mansourah est devenue en l’espace de trois décennies, le lieu privilégié des habitants du grand Tlemcen. Ses autorités locales ambitionnent de développer le secteur du tourisme au vu de ses atouts historiques et de ses paysages époustouflants. La localité est également appelée à abriter des sièges de diverses administrations locales comme le montrent les travaux de réalisation sur son propre territoire de sièges de plusieurs directions comme celles de la planification, des mines et industries, des moudjahidines, de la formation et l’enseignement professionnels, des affaires religieuses et des Wakfs. Ces directions s’ajouteront à celles déjà existantes.
Les autorités locales ne veulent pas se contenter de toutes ces réalisations. « Un ambitieux programme a été retenu par l’APC, au titre des programmes communaux de développement et des programmes sectoriels. L’objectif est la mise à niveau de toutes les localités de la commune afin d’améliorer davantage le quotidien du citoyen, avec de meilleures conditions de vie », assure le premier élu de la commune, Achour Farid.
Dans le souci de se rapprocher davantage des habitants, la commune a ouvert des antennes administratives dans presque toutes les cités à la grande satisfaction des administrés, notamment ceux des quartiers populaires, à l’exemple des sites « El Wali Mustapha », « Bouhenak », «les 400 logements » et autres. La frange juvénile n’a pas été en marge de ce processus de développement. Le stade de proximité de Bouhenak a été revêtu de tartan comme ce sera le cas pour trois autres à Mansourah, un à la cité des 500 logements, un autre à la cité des 400 logements. Des aires de jeux à la cité des 1060 logements et celle des 200 logements font le bonheur des enfants. Une assiette de 10 hectares a été dégagée pour abriter le futur cimetière de la localité, l’ancien datant de plusieurs décennies est complètement saturé.
La commune de Mansourah est composée de Imama, véritable métropole moderne, qui draine les habitants de Tlemcen, Bouhanak, ville universitaire par excellence devenue métropole avec ses commerces et ses multiples chantiers de logements, Béni Boublen et Attar, sur les hauteurs du très connu plateau de Lalla Setti, Haï El Wali Mustapha, Nedjma et Aïchouba.
Autorités locales et habitants souhaitent que les efforts déployés pour le développement de leur localité se poursuivent et se consolident pour rendre encore plus attrayantes les conditions de vie. La participation de tous est plus que souhaitée.