Boualem. Belhadri

La commune d’Ain Temouchent fait face, ces derniers jours, à des problèmes liés à la collecte des ordures ménagères et autres. Certains observateurs estiment les déchets produits par la population à plus de 100.000 tonnes, c’est dire l’ampleur de la tâche confiée aux agents chargé de la collecte de ces ordures quand on sait que le tissu urbain s’étend de plus en plus à la faveur des opérations de relogement et l’occupation de nouveaux sites d’habitation. L’exemple de la cité Jouhara, non encore occupée totalement, est un exemple flagrant de cette situation, véritable agression à l’environnement et au cadre de vie des citoyens. Depuis quelques semaines, les déchets s’amoncèlent un peu partout et dégagent des odeurs nauséabondes et suffocantes qui empoisonnent la vie des habitants. A cet état de fait, s’est ajouté le problème de l’enlèvement des ordures qui se fait d’une manière irrégulière. Avec les fortes chaleurs marquant la ville, les ordures ménagères se décomposent et se pétrifient, attirant toutes sortes d’insectes et des rongeurs, constituant un véritable danger pour la santé des habitants notamment les malades chroniques, les personnes âgées et les bébés. Pour lutter contre ce phénomène, des personnes se permettent de brûler ces immondices, aggravant ainsi la situation puisque les fumées noirâtres et suffocantes envahissent les habitations et constituent une autre source de nuisance préjudiciable. Des personnes inconscientes ont brulé des déchets déposés à côté des postes de transformateurs, ignorant les conséquences fâcheuses pouvant découler de leurs gestes. Les habitants ont tiré la sonnette d’alarme à maintes fois. Le danger persiste toujours devant l’inaction des responsables locaux.