Mokhtar C.

Le service de chirurgie cardiovasculaire relevant du centre hospitalo-universitaire CHU Dr Benzerdjeb, connaît depuis des mois une e pression constante de cas de malades, eu égard des conditions sanitaires liées à la Covid-19 qui ont poussé les responsables de l’hôpital à reporter des dizaines d’interventions. Cette pression est dû au fait que ce service est le seul garantissant des soins et consultations civiles dans la région ouest et sud-ouest du pays.
De nombreux patients ont déclaré, que le fait de retarder les consultations est la pire chose qu’un malade peut endurer, soulignant que la responsabilité incombe aux administrateurs de l’hôpital, et la tutelle en l’occurrence le ministère de la Santé, car le médecin traitant donne rendez-vous pour effectuer des examens en fonction de l’état du patient , mais lorsqu’il se présente au rendez-vous, des problèmes techniques surviennent en lien notamment avec la perturbation des appareils ou le manque de médicaments.
Certains malades ont révélé que des rendez-vous ont été décalés d’au moins une année à cause du nombre de patients et la liste d’attente interminable, s’interrogeant par exemple sur le sort des cas de malades qui doivent subir des interventions chirurgicales. A noter que l’Algérie recense une moyenne de 100.000 cas de maladies cardiovasculaire par an, et que 3 personnes sur 1000 sont susceptibles de connaître une attaque cardiaque fatale, d’où la nécessité d’augmenter les actions de sensibilisation et améliorer les matériels médicaux de prise en charge des patients atteints de cette maladie.