Boualem Belhadri

Au second jour de l’Aïd, aller visiter les grandes cités urbaines comme Jouhara, les périphéries de Hay Moulay Mustapha, la zone de hay El Balini, sises à Ain Temouchent, c’est revenir consterné et désappointé mais aussi outré de voir, les grandes campagnes d’éradication des décharges sauvages vouées à l’échec comme si rien n’a été fait pendant une semaine de travail période durant laquelle ont été engagés des grands moyens de plusieurs secteurs économiques, des entreprises et de la commune du chef-lieu de wilaya. Des odeurs nauséabondes s’exhalent depuis l’entrée de la voie dédoublée séparant l’ancienne trame à la nouvelle. Avec la chaleur, ce n’est pas uniquement les déchets ordinaires qui commençaient à foisonner mais aussi les peaux de moutons jonchant à côté des bacs et des décharges sauvages. On a beau croire les messages du ministère de l’industrie qui avait informé les citoyens de vouloir orienter les battues des moutons en direction des abattoirs. Cette opération n’a pas été suivie comme l’on devait attendre mais, les gens ont mis les peaux dans des sacs en plastiques dans des endroits bien visibles pour faciliter leur ramassage. Il est à noter qu’après l’opération-pilote réussie lancée en 2018 à travers six wilayas, qui a permis de collecter pas moins de 900 000 peaux de mouton.