Younes Zahachi

Entamée le jeudi 20 Mai 2021, c’est hier mardi à minuit qu’a pris fin la campagne des législatives qui a duré 20 jours consécutifs, pour laisser place aux élections devant se dérouler le samedi du 12 juin 2021 pour élire les membres de cette Assemblée Nationale Populaire (APN).
A Mostaganem, beaucoup de jeunes candidats des listes indépendantes se sont rendus compte, avec un air de déprime en toile de fond, que le temps a repris ses droits un peu trop tôt pour eux, en raison d’un départ, fait tardivement et dans la lourdeur alors qu’ils sont quelque 310 concurrents, où le chacun pour soi a prévalu furtivement pendant leur campagne.
Par contre, les nouveaux candidats se présentant sous la bannière des 21 Partis politiques, semblent plus confiants de faire un score, mieux que les candidats des 30 listes indépendantes. Certains expliquent cet optimisme par un démarrage de campagne, bien amorcée, qui a pris le vent en poupe dès le début, grâce à l’encadrement et l’accompagnement de « chefs meneurs » qui ont appris des leçons à la bonne école.
Ceci dit, ces derniers sont donnés favoris dans les pronostics et c’est eux qui auraient probablement le plus de chance de décrocher un visa pour s’installer dans l’hémicycle de Zighout Youcef. Ils ont démarré sur les chapeaux de roues et battu les sentiers de zones rurales des zones d’ombre de la wilaya de Mostaganem et leur résonnement a été de considérer, dès le départ, que c’est une campagne rude où des candidats s’affrontent sur le terrain pour conquérir seulement huit (08) postes de députés afin de représenter Mostaganem à l’APN. Ces candidats sont certainement ceux et celles qui ont battu les sentiers de la campagne profonde, notamment de la région du Dahra, à l’Est de Mostaganem, où sont concentrées les voix des populations déshéritées et qui viennent à peine de palper les promesses tenues par l’Etat. Aussi, quand on sait que cet Etat a injecté, depuis le début de 2021 à ce jour, la bagatelle de 500 milliards de centimes pour améliorer les conditions de vie de ces populations jadis marginalisées, il est raisonnable de penser que c’est eux qui constituent le véritable réservoir de voix à convoiter de chez 488.415 électeurs.
Justement, pour ces élections, il a été prévu 1346 bureaux de votes pour 36 centres pour lesquels 6000 encadreurs ont été désignés le tout bénéficiant des moyens matériels adéquats. En parallèle un plan de sécurisation est en phase d’achèvement dans lequel sont impliqués les forces de sécurités de la Gendarmerie Nationale, des force de police de sureté, des agents de la Protection civile, de l’entrepris SADEG, ex Sonelgaz, et enfin les agents des services de la Santé.