Boualem Belhadri

L’établissement public de santé de proximité (EPSP) de Benisaf a organisé une journée de sensibilisation sur le tabagisme et ses effets désastreux sur la santé publique. Les travaux ont eu pour cadre le centre de formation et d’apprentissage de Benisaf. Ce qui se dit pour les instituts est valable pour les établissements scolaires et centres universitaires. Les interventions faites par les deux doctoresses à ce propos résument que «  le tabagisme est  la première cause de mortalité évitable, de mortalité par cancer et de mortalité avant 65 ans. » Le tabac, selon des statistiques «  est responsable dans notre pays de près d’un décès sur huit ». La stratégie nationale de santé et le plan priorité  prévention font de la lutte contre le tabac une priorité de santé publique de premier plan. Les unités de dépistage de santé font un grand travail à longueur d’année en matière de prévention et de sensibilisation des élèves. Les dépendances et les risques psychologiques du tabac ont été mis en évidence par le psychologue Bouchenak Salim. Le programme national de réduction du tabagisme a permis la mise en place d’une gouvernance nationale et régionale, la rénovation du cadre juridique sur le tabac et la mise en œuvre d’actions emblématiques (paquet neutre, avertissements sanitaires agrandis, droit de prescription des traitements de substitution nicotinique élargi, Moi(s) sans tabac). La stratégie nationale de santé, horizon 2030 traduit la volonté d’agir encore plus fortement contre ce fléau : combinant des actions sur le volet économique et sur les volets sociaux et sanitaires, il élargit la palette d’interventions. Toutes ces actions doivent converger vers un but : «  aider nos jeunes enfants d’aujourd’hui à devenir, dès 2032, la première  génération d’adultes sans tabac », selon les intervenants.