J.M

Le quartier emblématique d’Oran, Sidi El Houari est désormais classé secteur sauvegardé. Englobant des sites archéologiques, des monuments historiques et toute une panoplie d’immeubles de différents styles et époques, Sidi El Houari a longtemps souffert de l’oubli durant des décennies, jusqu’à la mobilisation des associations qui ont ‘’fait le forcing’’ sur le ministère de la culture afin de lancer les démarches du plan de sauvegarde de ce quartier qui était jadis le cœur de la vile d’Oran. L’étude de cette vaste opération a tracé les grandes lignes qui consistent à faire revivre ces lieux historiques qui incarnent un pan de l’histoire des Oranais. Ce programme qui nécessite bien évidemment une grande enveloppe financière, aura des retombées sur le secteur du tourisme à Oran, surtout que l’Etat vise à travers l’agence nationale des secteurs sauvegardés (ANSS) à préserver la mémoire et le patrimoine matériel des algériens à travers chaque wilaya. Cette agence veille sur la bonne application des plans de sauvegarde via le ‘’PPSMVSS’’ qui est un document d’urbanisme qui se substitue au Plan d’occupation des sols (POS), et partant tous les travaux liés à la restauration et d’aménagement intérieur et extérieur de biens immobiliers situés dans le secteur sauvegardé qui sont soumis à l’autorisation de l’Agence, qui coordonne avec les responsables locaux afin de signaler des agressions sur le patrimoine au sein du secteur. Le ministère de la culture insiste sur l’importance et l’impérative valorisation économique de l’ensemble des sites et monuments archéologiques du pays aux plans culturel et touristique afin que la population et leur environnement immédiat puissent en tirer profit. A Sidi El Houari c’est un grand chantier qui attend les responsables du secteur qui passe indubitablement par l’implication des citoyens du quartier dans ce projet, en préservant leurs immeubles et en évitant de squatter les sites historiques et les détériorer. Ça sera là, la première marche dans la mission de la vaste opération de réhabilitation et aménagement esthétique du quartier, qui peut devenir une destination touristique par excellence qui drainera de l’argent à la wilaya et au pays, et mettra en place un univers positif avec la relance des métiers d’artisanat et les guides touristiques, créant ainsi des centaines d’emplois directs et indirects.