Quand les Oranais s’y mettent…

Campagne nationale de boycott de la viande de poulet

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Fatima B.

Les réseaux sociaux jouent aujourd’hui un rôle important dans la vie quotidienne des citoyens, notamment Facebook le plus utilisé en Algérie. L’archétype des réseaux sociaux en ligne, est devenu en très peu de temps, un phénomène d’une ampleur inouïe. Censé permettre aux inscrits de rester en contact les uns avec les autres et d’échanger des informations, des photos, et des actualités de tous ordres, bref d’interagir, même des appels au boycott, ce réseau social a induit une pratique rapidement devenue un authentique fait social.
C’est d’ailleurs ce qui se passe depuis hier à Oran comme partout en Algérie, où un appel au boycott de la viande de poulet a été lancé hier via Facebook, semble fédérer de très nombreux citoyens, qui ne comprennent pas la hausse inexpliquée sur le prix.

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En effet, du jour au lendemain, le poulet a affiché 450 DA le kg chez les bouchers et les spécialistes de la volaille au grand dam du consommateur et du simple citoyen qui ne pouvait se permettre que cette viande blanche. Les prix actuellement au niveau du détail varie entre 430 et 470 voire 450 dinars le kg en moyenne. Une même application avait pour rappel été utilisée, pour l’huile de table dont le prix est élevé de 150 DA.

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L’association de protection et d’orientation des consommateurs (Apoce) qui parraine cette campagne de boycott commercial de la viande blanche, vise à alerter sur son prix excessif. Son président, Mustapha Zebdi, a indiqué “avoir mis en garde il y a deux semaines contre la hausse des prix” du poulet, eu égard de la persistance de la crise. Zebdi a ajouté dans une déclaration que l’Apoce, a dans un communiqué, mis en garde contre l’ “abandon” réelle de l’élevage de poulets, en raison du coût “élevé” des aliments. Ce dernier a estimé que “la hausse des prix du poulet n’est pas due à la spéculation”. Car, cette flambée était prévue bien avant”, a-t-il argué.

De leur côté, les éleveurs de volaille affirment que cette hausse des prix est due au coût élevé de l’aliment, qui a atteint les 8 000 dinars, ce qui a poussé, certains d’en eux, à abandonner la filière avicole, ont t-ils regretté.
La conclusion, est que chaque Ramadhan un nouveau scénario est créé avec le même objectif de faire souffrir le simple citoyen, les aliments essentiels qui se font de plus en plus rares sur les étals, des prix qui flambent, et la direction du commerce reste toujours impuissante.