R.O

L’Algérie “a réagi rapidement face à la Covid-19”, a estimé le Pr. Nadjet Mouffok, infectiologue au CHU Dr. Benzerdjab, dans une conférence présentée jeudi à Oran en marge du salon professionnel “Pharmex” au centre des conventions Mohamed Benahmed de la ville.
Dans sa conférence intitulée “La Covid-19, leçons et perspectives”, Pr. Mouffok a fait un bref historique de la Covid-19 depuis son apparition et sa découverte dans la ville chinoise de Wuhan en 2019, notant “la réaction rapide des autorités algériennes en matière de prévention et d’organisation des soins, avant même l’apparition des premiers cas de contamination par le coronavirus en Algérie”. “Des frontières fermées, des rapatriements, des mesures de confinement, des fermetures des commerces, le renforcement des moyens, entre autres mesures prises, l’Algérie a bien réagi face à la crise, ce qui a permis d’éviter des scénarios catastrophes”, a expliqué la spécialiste. Pour elle, même avec l’introduction de vaccin anti Covid-19 et la vaccination de 75.000 personnes jusqu’à hier mercredi, “il faudrait maintenir les mesures de protection et de prévention comme la distanciation, le lavage fréquent des mains, et le port du masque”, ajoutant que 15 à 20 % de cas de contaminations enregistrés sont graves, les 80% restants sont bénins. “Ce sont les personnes âgées et les malades chroniques qui en payent le prix”, a-t-elle fait savoir. Et afin de se prémunir d’autres épidémies à l’avenir, Pr Mouffok a plaidé pour une bonne éducation sanitaire aussi bien du personnel soignants que des citoyens, l’aménagement des structures sanitaires et la création unités de confinement dédiées aux maladies contagieuses, la normalisation des lits de réanimation, la modernisation des soins et la fourniture de tous les moyens nécessaires.