Fatima B. 

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, a indiqué dans un entretien accordé au quotidien national El Moudjahid que dans “L’Algérie nouvelle, il n’existe pas de différence entre médias publics et médias privés” qu’il qualifie de “partenaires, dont la mission commune est le raffermissement de la liberté d’expression et la promotion du droit à l’information”.

Pour ce qui est des médias publics audiovisuels et écrits, ils sont appelés selon le ministre de la communication à ” se réorganiser de manière profonde”. Belhimer, prône pour la modernisation des entreprises de médias en créant des portails numériques offrant des produits variés”.

S’exprimant sur la “réforme profonde” de la presse publique, le ministre a souligné que les chantiers de la réforme se déclinent en deux grandes “préoccupations”, à savoir le “raffermissement de l’exercice démocratique” et l’encadrement juridique des activités de communication (codification de l’activité de presse électronique multimédias, la loi sur la publicité, le sondage d’opinion, les agences de communication, l’autorégulation de la presse écrite et le rapatriement juridique et technologique des chaînes de télévision privées).  Concernant La presse privée, il a indiqué que “le rôle de l’Etat est de réguler l’activité des journaux, de veiller au respect de la réglementation en vigueur et des règles de la concurrence, ainsi qu’à l’équité dans l’accès à la publicité publique”.

« Il n’existe pas de prisonniers d’opinion en Algérie »

Au sujet des “journalistes arrêtés et placés en détention provisoire”, M. Belhimer a affirmé qu'”il n’existe pas de prisonniers d’opinion en Algérie”. “La Loi fondamentale énonce à l’article 50 que “le délit de presse ne peut être sanctionné par une peine privative de liberté”.

Il ne faut pas, pour des motivations occultes, faire l’amalgame entre l’emprisonnement d’un journaliste pour délit d’opinion et le caractère sacro-saint de la justice lorsqu’un délit est commis, quand bien même par un journaliste”, a-t-il expliqué. M. Belhimer a déclaré: “La plupart de ces chantiers sont bien avancés, notamment ceux visant à mettre en place un cadre juridique adéquat pour régir le secteur de la presse électronique, la mise à jour des statuts de TDA pour la commercialisation des produits offerts par Alcomsat-1, la publicité et le sondage”. Par ailleurs il a rappelé que le chef de l’Etat “fait de la communication l’un des axes favoris de la nouvelle République à travers la création d’un environnement favorable au renforcement du professionnalisme des médias et des journalistes”.