Jalil Mehnane

Décidément le problème du logement reste parmi les préoccupations majeures des Oranais, il ne passe pas un jour sans qu’un groupe de manifestants se regroupe devant le siège de la wilaya pour attirer l’attention des responsables locaux sur leur situation. Hier c’était au tour des souscripteurs au programme du Logement Promotionnel Aidé (LPA).
Les 309 souscripteurs sont agacés de la lenteur des travaux remis à des l’entreprises privées, selon eux l’attente dure depuis 9 ans, sans que les logements soient prêts, contrairement à d’autres sites lancés au même temps, et qui ont déjà été réceptionnés depuis des années.

Les protestataires ont appelé le wali Djari à prendre les décisions adéquates afin d’inciter le maitre de l’ouvrage en l’occurrence, l’OPGI, à remettre de l’ordre. Peu de temps après, les représentants des souscripteurs ont été convoqués par le wali afin de lui expliquer leur souci.
D’autre part, des manifestants ont appelé l’OPGI à remettre l’ODS aux entreprises chargées de la réalisation des sites 197, 81, 159, 102, 52 et D154.
Le wali d’Oran a dans la foulée instruit le directeur de l’OPGI par intérim à remettre les autorisations requises aux entrepreneurs des sites en question, afin qu’ils puissent entamer les travaux. Ce document est rappelons-le, indispensable administrativement, il rassure l’entreprise financièrement. Djari a également ordonné de mettre en place une cellule de travail chargée du suivi des travaux de réalisation de différents projets du LPA à Belgaid. Les manifestants ont été invités dimanche prochain à une réunion au siège de la wilaya, pour statuer sur l’évolution de la situation. Du coup, les entreprises sur le terrain ont comme ultimatum le jeudi prochain pour lancer les travaux. Selon des souscripteurs : « Le chargé de la réalisation de ces logement a dépassé les limites, nous avons été chassés par des armes blanches lorsque nous sommes venus réclamer des défauts dans les travaux ». Ils ont ajouté que : « Les clefs du site 102 ont été remises aux propriétaires l’année dernière, mais au bout de quelques jours, les réseaux des eaux usées ont éclaté, ce qui a mis en cause tous les travaux des réseaux divers de cette cité ». D’autres manifestants ont pointé du doigt les entreprises lentes. En effet, sur des sites comme celui de 197 logements le taux d’avancement n’a pas dépassé les 40%, et ce depuis…9 ans. « Comment qu’une telle entreprise peut garder ce marché avec toutes ces carences » dira un jeune bénéficiaires.
En somme, la situation est anarchique au niveau de des sites LPA de Belgaïd, des anomalies à la pelle. Les souscripteurs attendent l’accélération des travaux, d’autres ont reçu les clefs et n’ont pas été satisfaits de la qualité des logements, ce qui met plus de pression sur les responsables locaux et surtout ceux de l’OPGI qui doivent réagir pour remédier aux carences devenues flagrantes.