J.Moncef

Jugé par le tribunal criminel de première instance, le dénommé A.AEK mis en cause dans une affaire d’homicide volontaire avec préméditation et coups et blessures ayant entraîné la mort, ainsi que sa mère répondant quant à elle au chef d’inculpation de destruction de preuves, seront jugés par le tribunal criminel d’appel.
Selon les faits rapportés lors de l’audience, en date du 30 juin 2017, a été admis aux services des urgences du CHU, le dénommé K.A. qui a été gravement blessé au niveau de la tête avec une arme blanche. K.A a succombé à sa blessure. Entendu par la police le père de la victime, a indiqué que ces deux enfants K.A., qui est décédé suite à cette agression et K.M. qui a été blessé à son tour à la tète avec une arme blanche, étaient sortis dans le quartier où ils habitent (hai el yasmine) comme à leur habitude, mais que ce jour là après la prière du Maghreb, son voisin l’a averti que ces deux fils sont entrés en altercation avec un jeune du voisinage et que son fils K.A. est mort.
Le frère de la victime, en l’occurrence K.M, lui aussi victime dans cette altercation, dira, « Une querelle verbale l’a opposé au frère du mis en cause cité plus mais vite les paroles ont été remplacés par les coups et leur assaillant a usé d’armes blanches. ».
Le prévenu, A.AEK déclarera quant à lui que, c’est suite à une insulte dont son frère a été victime qu’il s’est saisie d’un couteau et a frappé le premier des frères à la tête qu’il a couru après le second frère qui est tombé après s’être cogné au rétroviseur d’une voiture. C’est en fait à ce moment là que K.A a reçu le coup fatal. Le mis en cause a clamé la légitime défense, disant qu’il n’a fait que se défendre contre les deux frères qui avaient pris en renfort cinq autres jeunes hommes. Toutefois ses déclarations ne tiendront pas, puisque la victime a reçu le coup de couteau fatal alors qu’elle était à terre donc en position de faiblesse.
S’agissant de la mère du mis en cause, son délit est d’avoir lavé le linge de son fils maculé du sang de ses deux victimes, et d’avoir aussi caché l’arme du crime, détruisant ainsi des pièces à conviction. Cette mère expliquera aux policiers, que voyant les habits de son fils tachés de sang, elle les a lavé sans réfléchir. « Il est rentré à la maison s’est changé a jeté le couteau dans la cuisine et se préparait à se rendre à la police, lorsque ces derniers sont venus l’arrêter », dira la maman.
Rappelons que lors du premier procès tenu voila prés de 02 années, le jeune fils de cette femme, a témoigné en sa faveur, tentant ainsi de la décharger. il avait déclaré que c’est lui qui avait caché l’arme du crime.