Hamra Fouzia

Il fait mal vivre dans les cités dites « sociales » de Hai Belgaid, les cités des 4400 logements et des 5100 logements, là où on été relogées des milliers de familles. Le pôle urbain Belgaid qui devait constituer l’extension moderne de la ville d’Oran, s’est transformée au fil des années notamment dans sa partie réservée aux programmes sociaux en un ensemble de cités abandonnées à elles mêmes. « J’habitais au quartier de Choupot, certes dans un immeuble vétuste mais j’étais au centre d’Oran avec toute les commodités à proximité. » dira une mère de famille.

« Nos enfants ne disposent pas d’espaces de jeux, par manque d’entretien les semblant d’aires de jeux que nous avons trouvé le jours de notre relogement sont devenu un danger pour nos chérubins.». « On ne peut plus parler de cadre de vie dans notre cité où il y a pas d’espaces vert, ni de commerces et encore moins de lieux de loisirs, les cités du social sont les cités dortoirs. » lancera un père de famille, d’autres indiqueront, « Nous autres les relogés des vieux quartiers d’Oran comme Choupot, Saint Eugène, Saint Pierre et Miramar, sommes des natifs d’Oran donc des citadins qui espéraient nous retrouver dans des cités modernes et pourquoi pas intelligentes, mais la réalité est toute autre, c’est comme si on voulait se débarrasser de nous laissé livrés à nous-mêmes.».

Absence totale des services de la commune de Bir El Djir

Si les habitants de la commune d’Oran trouvent réponse à leurs doléances auprès des services communaux et des délégations urbaines, à Bir El Djir, les responsables et les élus sont aux abonnés absents. « Nous avons sollicité l’intervention de la commune de Bir El Djir pour assurer le prélèvement des ordures de manière régulière et d’éradiquer les décharges sauvages, mais nos requêtes sont restés sans suites.»,
disent les habitants de la cité des 5100 logements, ces derniers disent avoir signalé également une invasion de moustiques et de rats dans leur cité, mais le bureau d’hygiène de la commune Bir El Djir, fait la sourde oreille. L’autre problème que les habitants de la cité ont toujours soulevé aux services de l’OPGI, de la daira et de la commune de Bir El Djir est l’inondation des caves d’où dégagent des odeurs nauséabondes.
« En hiver l’ensemble des ilots de la cité des 5100 logements se transforment en lac, les avaloirs demeurant sans curage, durant les jours d’averses, nos enfants ne vont pas à l’école, il faudrait mettre à leur disposition des canoës pour sortir des immeubles et traverser les eaux pluviales stagnantes.», se lamentera un habitant de la cité des 4400 logements sociaux de Belgaid, indiquant que la commune de Bir El Djir n’a même pas consacré des balayeurs à cette cité, limitant leur présence aux grands boulevards et aux cités du LPA.
Toujours dans le cadre du volet environnement, les habitants des cités sociales, se désolent de voir les espaces devant abriter des aires de détente se transformer en décharges sauvages où les promoteurs immobiliers privés et les particuliers effectuant des aménagements dans leur maison jettent les détritus de construction.
« Les cités sociales de Hai Belgaid sont les nouvelles zones d’ombre de la wilaya, le wali doit en prendre conscience.