H.Bourhim

La cour pénale près le tribunal de la cité Dajeml Eddine, a condamné l’ex directeur régional de l’agence nationale de l’emploi (ANEM), B.A., à une année de prison ferme assortie d’une amende de 30.000 D.A, pour les chefs d’inculpation de faux et usage de faux.

Le mis en cause été accusé d’avoir falsifié un diplôme de baccalauréat garce auquel il a gravi des échelons au sein de l’administration au sein de l’ANEM jusqu’à occupé le poste de directeur régional. A noté que l’ANEM a refusé de se constituer en tant que partie civile dans cette affaire.
Pour la mémoire, le prévenu qui se trouvait en cavale, s’est rendu à la justice, alors qu’il encourait une peine de 3 ans de prion par contumace assortie d’une amende de 3 millions de D.A. Il a été placé sous mandat de dépôt puis sous contrôle judicaire avant l’ouverture de son procès.
La genèse de cette affaire, remonte à l’année 2014, une période durant laquelle 120 personnes relevant du secteur de l’Education nationale et de l’ ‘Enseignement supérieure ont été poursuivies dans l’affaire des faux diplômes de baccalauréat qui avait fait alors couler beaucoup d’encre et avait fait sauter beaucoup de tête.
Les mis en cause, titulaires de faux bac avaient réussi à occuper des postes importants dans divers secteurs et obtenus des diplômes supérieurs des universités et d’autres institut nationaux. Huit individus ont été poursuivis pour faux et usage de faux, abus de pouvoir et utilisation de poste d’emploi à des fins illégales, alors que 97 autres étaient des étudiants en majorité à l’université d’Oran, Sidi Bel Abbés et Mostaganem. Parmi les personnes poursuivis, l’ex Directeur régional de l’ANEM, qui a cumulé 15 ans de travail en tant que cadre supérieur au ministère du Travail alors qu’il n’a jamais obtenu de diplôme de baccalauréat, l’enquête menée dans cette affaire a révélé qu’il a arrêté ses études en 3ème année secondaire.
Lors du réquisitoire, B.A.H a nié les faits retenus contre lui, précisant qu’il a gravé les échelons en tant qu’adjoint administratif et qu’il n’a jamais utilisé un diplôme de baccalauréat. Sa défense a quant à elle précisé que le dossier administrative de son client ne contient pas de diplôme de baccalauréat et qu’il s’agissait d’une erreur. Le procureur de la République à requis 2 ans de prion ferme à l’encontre du mis en cause.