J.Moncef

Le tribunal criminel de première instance de la cour d’Oran a condamné trois des six mis en cause dans l’affaire des 98 kg de kif saisis au niveau de la localité de Misserghine aux peines de 10,12, et 20 ans de réclusion alors que les trois autres prévenus ont été acquittés par cette même instance judicaire. Rappelons que cette affaire a éclaté voilà près de quatre années, alors les services de sécurité agissant sur informations, ont intercepté au niveau de la localité de Misserghine un véhicule conduit par le mis en cause B.R. Ce dernier a tenté de forcer le barrage mis en place par les gendarmes, mais il sera très vite arrête. La fouille de la voiture qu’il conduisait a permis de saisir 98 kg de kif dissimulés au niveau de différentes parties de la voiture. Confronté aux faits et vu le flagrant délit B.R. avouera son acte, expliquant toutefois qu’il n’est que convoyeur de cette marchandise prohibée. « J’ai été contacté par un certain Mohamed alias « El Moghrabi », résidant à Maghnia », dira t-il ajoutant avoir déjà activé dans la contrebande du carburant avec ce dernier. B.R devait transporter les stupéfiants contre la somme de 30 millions de.
A qui devait être livré cette marchandise ? Telle est la question à laquelle les enquêteurs devaient trouver réponse. C’est ainsi que les autres mis en cause ont été arrêtés, à savoir, T.M,K.N.S, T.A, B.A et N.B.A. Cité à la barre du tribunal criminel, B.R., maintiendras ses dires, tout en chargeant un autre mis en cause lui aussi originaire de Maghnia, un certain T.B., ajoutant que son fournisseur l’avait menacé de graves représailles si jamais il rebroussait chemin. Pour sa part T.M. arrêté, car le listing des ses appels avait prouvé qu’il était en contact avec le premier accusé tentera de nier les faits.
D’un autre coté et lors des débats le nom d’un important trafiquant qui se dit algérien mais qui vit au Maroc a été cité, il s’agit du fameux « Weld El Yamani ». C’est ce dernier qui gère ce trafic depuis le Maroc. Lors de son réquisitoire le représentant du ministère public expliquera qu’on est face à une organisation bien structurée, la peine de vingt ans de réclusion a été requise contre les prévenus.