J.Moncef

Accusé dans une affaire de trafic de stupéfiants, où 910 kg de kif ont été saisis, trois des quatre mis en cause, les dénommés, K.F., A.M.B. et F.M., ainsi que K.H., entrepreneur sur la place d’Alger et cerveau dans cette affaire se trouvant en fuite, ont été condamnés à la perpétuité par contumace. Pour le cerveau de la bande en sus de la perpétuité, un mandat d’arrêt a été lancé. Agissant sur informations portant sur une importante quantité de kif importée du Maroc allait transiter par la ville de Maghnia ensuite par Oran pour finir dans des villes du centre du pays, les gendarmes de cette ville frontalière ouvriront une enquête.

Après avoir localisé certains éléments de ce réseau, ils l’infiltreront en se faisant passer pour des clients et fournisseurs. C’est ainsi qu’au début de l’année 2017 la quantité de kif citée plus haut a été saisie à bord d’un camion conduit par le mis en cause F.M. à la sortie d’el kerma. Confronté aux faits, ce mis en cause les niera expliquant qu’il a été chargé par K.H. pour lui ramener des tubes en PVC, alors que le camion lui avait été remis clé à bord du véhicule par les deux autres mis en cause au niveau de la capitale.

En route, il détectera plusieurs  disfonctionnements mécaniques au niveau du camion.

Il tiendra au courant K.H. qui lui affirmera qu’il va lui envoyer les deux autres prévenus dont K.F, son cousin et le second un mécanicien. Suite à son arrestation, les éléments sécuritaires lui demanderont d’appeler ces deux derniers ce qu’il fit en leur expliquant qu’il est en panne, ainsi ces derniers arriveront à bord d’une voiture de marque « Ibiza », suivis  de près, ils ont été arrêtés à leur tour.

Face aux accusations pesant contre eux, ils adopteront le même comportement que F.M. niant catégoriquement les faits reprochés. Cités tous les trois à la barre du tribunal criminel de première instance, F.M. ne changera pas de déclarations affirmant qu’il a été surpris en voyant les stupéfiants à bord du camion qu’il conduisait. Pout K.F. il a voulu aider son cousin K.H. en lui trouvant un mécanicien et le conduisant au lieu où se trouvait ce camion, mais un comportement précédent l’acculera. En effet, suite au coup de fil reçu par F.M ; il venait de comprendre que ce dernier a été intercepté, pour ne pas être localisé il jettera son téléphone en pleine nature. « Pourquoi avoir jeté le téléphone » interrogera le président de l’audience.

Il venait ainsi de confirmer sa complicité dans ce trafic. Pour le troisième mis en cause, le mécanicien, il expliquera à son tour qu’on lui avait demandé son intervention pour dépanner un camion.

Une explication qui ne convaincra pas le président qui décèlera facilement le mensonge. Comment un mécanicien se déplace sans ses outils. Pour les trois mis en cause c’est K.H. qui est derrière cette quantité de kif et c’est lui qui a conclu cette transaction de marchandise prohibée. Le représentant du ministère public requis la perpétuité insistant sur la complicité de chacun des accusés.