J.Moncef

Le procès qui s’est tenu ce jeudi à la barre du tribunal criminel d’Oran, reflète comment une simple affaire de statut personnel a dégénéré pour aboutir à un crime, qui a endeuillé toute une famille et fait trois orphelins. Un crime qui a eu pour théâtre la localité d’El Hassi le 28.1.2016, le mis en cause R.Kh., originaire de Batna et résidant au niveau de cette ville avec son épouse qui elle est d’Oran. Le mis en cause, viens à Oran où il commet un crime en tuant le dénommé G.A. qui n’est autre que son beau-frère. Tout a commencé suite au divorce entamé et obtenu par son épouse qui quittera le domicile de son mari pour revenir vivre chez ses parents en emmenant avec elle ses deux garçons de 4 et 10 ans. Une situation qui pèsera sur ce père de famille âgé de 55 ans qui de plus, présente des troubles psychiques. Il entame alors un voyage sur Oran en prenant avec lui une arme à feu chargée de trois balles. En arrivant, il descend dans un hôtel de fortune puis va rendre visite à ses enfants, sa belle-mère de même que son épouse accepteront, mais lorsqu’il reviendra une nouvelle fois demandant après ses enfants, on lui opposera un niet catégorique. Se sentant frustré, il reviendra 24 heures plus tard. Une dispute éclatera alors entre ce mis en cause et des voisins de sa belle-famille, et sa belle-famille. C’est là que la victime sera touchée mortellement par cette arme à feu. Il succombera à ses blessures. Le mis en cause prendra la fuite vers Batna en jetant l’arme du crime à proximité de la gare routière. Arrivé et ayant pris le temps de réfléchir, il se rendra aux gendarmes de Batna, lesquels contacteront leurs homologues d’Oran qui le transféreront sur les lieux du crime. Confronté aux faits, il ne les niera pas. Ce jeudi à la barre du tribunal criminel, il maintiendra les mêmes déclarations, « je ne voulais pas tuer votre honneur ». Sur ce, le président de l’audience lui fera alors remarquer« pourquoi alors il a fait plus e 400 km avec une arme à feu chargée et sans autorisation ». « J’avais peur je savais qu’à Oran je serais seul je voulais juste voir mes enfants » insistera ce père au bord des larmes. Le représentant du ministère public requis la perpétuité contre cet accusé en revenant sur les faits qui ont secoué ce quartier populaire d’Oran. La défense du mis en cause reviendra sur les faits, le divorce de son client l’a encore ébranlé psychiquement, sachant que ce dernier présentait bien avant, des troubles pareils. « Votre honneur » expliquera son avocat « mon client n’avait nullement l’intention de tuer, le drame s’est produit et il a été le premier touché. Sachant qu’une fois de retour chez lui il se rendit aux autorités et fera des déclarations sur son acte ».