Boualem. Belhadri

La maison de la culture, d’Ain Témouchent, a abrité, jeudi 14 novembre 2019, les travaux d’une journée scientifique relative au diabète, une maladie chronique qui ne se guérit pas, mais que l’on peut traiter et contrôler. Il est causé par un manque ou un défaut d’utilisation d’une hormone appelée insuline qui est produite par le pancréas.
Cette manifestation scientifique est l’œuvre de l’association « santé, travail, sécurité, prévention et environnement », d’Ain Témouchent. A l’affiche il y avait des thématiques importantes. La matinée l’assistance a suivi les thèmes suivant l’épidémiologie du diabète en Algérie (docteur Z. Kouidri), Diabète de l’enfant (Docteur Belahmar), Prise en charge de l’élève diabétique (Docteur Y. Dellaoui), Quelle contraception chez le diabétique (docteurs M. Merabet et H. Moulay) et l’Hémoglobine glyquée dans le diagnostic et le suivi du diabète (D. Hadou). Les grandes préoccupations auxquelles on s’attendait une attention particulière de la part des différents intervenants et lors des débats sont nombreuses mais l’on a retenu les principales celles liées aux premiers signes du diabète, au taux de glycémie normal aux aliments interdits en cas de diabète et taux de glycémie pour être diabétique ? Cependant à l’échelle nationale, le débat a connu une sorte de guerre de communiqué entre le ministère de la santé, de la population et de réforme hospitalière et l’association des diabétiques de la wilaya d’Alger. Le représentant du gouvernement, ses services, se basant sur une étude réalisée en 2017, ont situé la prévalence du diabète à 14,4% et le représentant de l’association Fayçal Ouhadda avait estimé à 5 millions le nombre de diabétiques en Algérie, soit une moyenne à 30 mille nouveau cas par an. Il dira « qu’en raison de notre mode de vie et de consommation, le diabète est en train de gagner du terrain. D’ici 2025, prévoit-il, le nombre de malades va doubler pour atteindre les dix millions. » Toutefois ce dernier n’a pas cité d’où a-t-il puisé ces statistiques qui demeurent une source respectable à en tenir compte. Sur un autre registre certains intervenants ont posé le problème de prise en charge, un point focal qui a retenu l’attention de l’assistance et qui a focalisé les débats autour de lui. Fayçal a pointé du doigt « les structures hospitalières qui n’arrivent plus à faire face au nombre de malades.
C’est notamment le cas des personnes ayant fait une complication et souffrant du pied diabétique ». Ces malades, dit-il , « nécessitent une hospitalisation de six mois, voire une année. » Ce qui n’est pas le cas dans notre wilaya, explique un toubib. Le problème, expliquent des médecins est « que les hôpitaux refusent l’admission de ces patients pour ne pas mobiliser un lit d’hôpital pour une période aussi longue. » Par ailleurs, disent-ils, « les structures de santé, selon toute vraisemblance, ne seraient pas la seule faille en matière de prise en charge des patients ».
La Caisse de Sécurité sociale doit jouer un rôle déterminant dans la prise en charge des cas de diabétiques défavorisés. » Les associations n’ont pas cessé de demander le remboursement des pompes à insuline pour enfants depuis 2011. A ce jour, ce produit, qui n’est pas à la portée des bourses moyennes, ne figure pas parmi les médicaments remboursables.