Zitouni Mustapha

Comme toujours, le touriste algérien n’a jamais été considéré comme tel, seul l’argent et les devises que dépense le touriste algérien, importent aux pays d’accueil, mais aucune prestation d’accueil digne d’un touriste voyageur, n’est donnée en retour.

Depuis plus d’une semaine, des algériens dont un bon nombre d’oranais, n’arrivent pas à obtenir de carte d’accès et se retrouvent bloqués au port d’Alicante sous un soleil de plomb et certains, ne sont même pas autorisés à accéder au parking du port d’Alicante. Ces derniers avec femmes enfants et bagages, courent derrière ce sésame qui leur permet d’embarquer pour le retour vers Oran.

Mais cela n’est pas nouveau, seul l’argent des algériens intéressent l’économie espagnole et les autorités algériennes frileuses n’ont jamais défendu le dossier devant leurs homologues  espagnols, contrairement aux japonais ou bien d’autres communautés qui exigent que leurs concitoyens soient bien traités et bien pris en charge par les autorités des pays d’accueil.  Le trafic maritime entre les quatre ports d’Algérie et les quatre ports d’Espagne, connait à l’année un taux très élevé de passagers en majorité des algériens. Il n’existe en fait pas vraiment de basse saison au vu du flux important de nos compatriotes qui font la navette entre Oran et quelques autres villes du pays hiver comme été et ce flux se multiplie durant la saison des vacances d’été. Qui dit voyage vers l’Espagne, pour ne citer que ce pays, signifie automatiquement, de l’argent, beaucoup d’argent en euro à dépenser dans les hôtels, restaurants et boutiques de vêtements et autres. Des rentrées financières conséquentes qui viennent soutenir l’économie espagnole et derrière lesquelles courent beaucoup de pays qui envient cette proximité du touriste algérien avec l’Espagne. Mais cela, ne semble pas peser sur la balance, le touriste algérien, reste celui à qui on a collé injustement, cette étiquette de mauvais voyageurs et cela pousse les autorités espagnoles et leurs polices à user d’une absence totale de considération et cela est largement constaté au niveau des ports espagnols. Inutile de revenir sur les frais de visas, une bénédiction pour la trésorerie des représentations diplomatiques, européennes et tout particulièrement, françaises et espagnoles, qui amassent des sommes considérables vu le nombre de demandeurs de visas dont les délais sont sciemment  écourtés pour bénéficier des frais de prolongation et de renouvellement de visas. Des rentrées financières qui à elles seules assurent les charges des représentations diplomatiques devenues très rentables.Notons que le trafic maritime entre l’Algérie et l’Espagne est en plein expansion depuis ces dernières années. De nombreuses traversées de ferry sont opérées entre l’Espagne et l’Algérie. Ces ferries relient actuellement 4 ports en Espagne avec 4 ports en Algérie.En tout, il y a 14 liaisons en ferry chaque semaine réparties entre 7 Routes de Ferry et opérées par 3 compagnies de ferry.