B.Rahmane

Alors que les pouvoirs publics, notamment le ministre  du Commerce  ont annoncé la veille du mois du Ramadan sur les ondes de la Radio nationale  que le pouvoir d’achat du citoyen sera  l’une de leurs  premières priorités par contre, la réalité sur le terrain, le  consommateur comme chaque année est  dépluméau vu et au su de tout le monde.

Une petite virée aux alentours des marchés de fruits et de légumes de quelques régions de la Mekerra,  ou au niveau des points de vente montés en la circonstance  démontre toute la souffrance qu’endurent les familles aux bourses moyennes, sans citer inutilement les damnés de la terre au salaire obsolète voire inexistant. De nombreux  légumes de première nécessité à  la cuisine,  dont les prix flambent continuent de se considérer comme e étant  de produits exotiques sans parler des fruits loin de la portée de nombreux citoyens. Quant à la  cherté qui fait plier le consommateur,ce dindon de la farce,  certains commerçants que nous avons accostés reconnaissent cette situation malheureuse, toutefois leur doigt accusateur est vers le mandataire qui demeure le nœud de la discorde sans omettre de citer une flagrante absence des services de contrôle, comble de l’inconscience,  les contrôleurs de la DCP ont observé une grève dans un moment inapproprié.

Dans un autre registre, d’autres vendeurs tentent de justifier par la loi de l’offre et de la demande qui régule et gère le marché.

Les thèses se multiplient et les interprétations fusent de partout dans un contexte, où les animateurs du souk sont visiblement gagnants dans leur mission lucrative notamment au cours de ce mois de jeûne, où piété et solidarité ne sont que vains mots sur le terrain, alors que le grand perdant de ces opérations anarchiques est sans doute le pauvre  consommateur qui n’a d’autres alternatives que de se plier au diktat de ces commerçants  véreux, a priori au statut de vendeurs occasionnels  qui ne reculent devant rien pour exterminer leur proie désarmée.