R. Abderrahim

L’affichage de la liste de 327 logements sociaux locatifs a mis fin aux remous et à la rumeur qui ont récemment secoué la ville de Sidi Lahcene. De bonheur, des cris de joie mêlés aux cris de colère et de détresse brisaient le silence matinal des différents coins où sont collées au mur ces listes nominatives, dont certaines sont griffonnées, d’autres ont tout simplement disparu en guise de mécontentement.De bouche à oreille, quelques choix ont fait l’objet de longue conversation, où les termes d’injustice et de passe-droit résonnaient sous le ciel de Sidi Lahcene. D’autres, dans le camp des neutres, cette sélection parait équitable, voire raisonnable du fait que chaque famille a eu droit à un toit. Des réactions multiplièrent de surcroit alimentées par une série de contestations.En guise de précaution, les sièges de l’APC et de daïra, assiégés par une foule nombreuse ont baissé pavillon.Quelques administrations locales et des commerçants du boulevard emboitèrent le pas.La méfiance s’installe, et la protesta prit place.La route nationale menant à Sidi Bel Abbés et inversement à Ben Badis a été coupée et barricadée obligeant les automobilistes à rebrousser chemin.Ce fut la panique, des pneus dégageaient une fumée noirâtre. Une scène désolante sous le regard discret du service de sécurité qui veillait intelligemment au grain.Des groupes malchanceux, optant pour la voie pacifique couraient dans tous les sens, pour faire entendre leurs vives voix par voie de recours.Cette issue n’est nullement le choix par prédilection des pessimistes. Pour ainsi dire que ces logements sociaux demeurent cette tare qui taraude l’esprit des responsables locaux qui se trouvent dans l’impossibilité de satisfaire un grand nombre de nécessiteux, car cette offre gratuite devient la convoitise au moindre frais de nombreux citoyens.

Les autorités locales sont aux abonnés absents dans l’attente d’un dénouement heureux de la situation.