Zitouni Mustapha

Une commission locale, constituée de représentants des Domaines, de la Direction de l’Industrie et des Mines et de la Direction de l’Urbanisme, a été mise sur pied par le wali d’Oran, dans le but de suivre les projets d’investissement, ayant bénéficié des facilitations de l’Etat dans le cadre du développement local.

Dans ce contexte, les opérateurs ayant bénéficié d’assiettes foncières dans le cadre de l’investissement et qui n’auraient pas encore lancé leurs projets, ou qui traînent en lenteur sont directement concernés par les mesures coercitives, allant jusqu’au retrait des assiettes foncières mises à leur disposition.

La commission mise en place a pour objectif de faire un  état des lieux de ces projets en souffrance.

Ses membres sont tenus de mener des enquêtes sur sites.

Face au problème qui se pose relatif au manque d’assiettes foncières, les pouvoirs publics tentent de récupérer les superficies dégagées qui ont tardé à être exploitées, et ce, afin de les transférer à d’autres investisseurs plus aptes à concrétiser leur projets.

Les pouvoirs publics mettent en avant, la nécessité de garder la dynamique que connaît le programme de développement  à l’échelle nationale.

Des opérations similaires avaient déjà été lancées auparavant dans le cadre de l’assainissement du foncier industriel  ont permis l’année dernière la récupération.

Selon ce qui a été rapporté par nos confrères du quotidien « El Moudjahid» : « une première catégorie des annulations, concerne les opérateurs qui ont obtenu des actes de concession durant la période étalée entre 2013 et 2014 et ont reçu l’ordre de versement, mais qui, à ce jour, n’ont pas payé les frais de concession.

Cela concerne, essentiellement, les terrains de la zone d’activité de Boutlélis destinée, particulièrement, au secteur pharmaceutique, parapharmaceutique et à l’industrie agroalimentaire.

La 2ème  catégorie touche les opérateurs détenteurs d’un acte de concession, mais qui n’ont pas encore déposé leurs permis de construire au niveau des services compétents. Quant à la 3e catégorie, elle  concerne les investisseurs, ayant obtenu l’acte de concession et le permis de construire, mais n’ont pas encore démarré leurs projets faute de crédits bancaires.»