Jalil Mehnane

Après un retard de deux ans, la société turque «Bilyap» devrait enfin entamer les travaux de réhabilitation de la tour de l’ex-hôtel Châteauneuf, qui abritera l’ensemble des services de l’APC mis à part le Cabinet du maire, a-t-on appris de sources de la commune d’Oran. Les mêmes sources affirment que le coup d’envoi de la reconversion du fameux immeuble visible de tous les coins de la ville, sera donné à la fin du mois de janvier en cours. Des soucis administratifs seraient derrière le retard enregistré par la société turque. Ces travaux devront durer 02 ans, avant de réceptionner l’un des projets qui ont fait couler beaucoup d’encre dans l’histoire de la wilaya d’Oran. Avec ce futur siège de l’APC d’Oran, le new-look de la Place d’Armes sera enfin palpable à 100%, puisque l’extension de la mythique Place réceptionnée récemment, sera le passage obligé des citoyens pour aller à l’APC. Du côté touristique, cet édifice donnera plus d’éclat à l’endroit, surtout avec sa proximité avec le Palais du Bey, un édifice ottoman, qui sera également restauré bénévolement par les Turcs. Financièrement, un budget de plus de 200 milliards de centimes a été alloué par l’Etat, pour mettre fin à ce projet qui traîne le pas depuis des décennies. De leur côté les services de la wilaya ont pris en charge en 2017, les familles qui ont squatté ce lieu depuis plusieurs années. Une action qui avait comme but de permettre aux travaux de restauration de commencer. Les Oranais, ainsi que les responsables de l’APC d’Oran, ayant hérité ce squelette de l’ex-hôtel Châteauneuf, pour abriter le futur siège de la mairie, verront enfin les services de l’APC regroupés dans une seule structure. Ce bâtiment de 18 étages a passé des mains de la Sonatrach à celles de la mairie d’Oran, le projet a peiné d’abord à surpasser les boucliers des archéologues qui désavantageaient l’avancement des travaux, pour cause de détérioration du site du Palais du Bey, classé monument historique, ensuite c’était une série d’entraves administratives qui ont empêché le lancement des travaux. C’est donc une résurrection pour l’ex-hôtel Châteauneuf qui verra le bout du tunnel, après années d’attente. La mosquée Ibn Badis a connu la même situation, avant que cette même société turque « Bilyap » ne prenne les choses en main, en réussissant à achever les travaux qui étaient à l’arrêt depuis la fin des années 80.