Jalil Mehnane 

Le dossier du « squelette Châteauneuf » qu’on croyait désormais clos, est au bout du compte, encore à la case départ. En effet, un an après la désignation de la société turque « Bilyap» les choses n’ont pas avancé, et la situation demeure la même, au grand dam des Oranais et surtout des responsables de l’APC d’Oran qui risquent d’attendre encore plusieurs années, pour voir leur nouveau siège inauguré.

Selon nos sources, la société « Bilyap » n’a même pas livré l’étude des travaux, du coup elle a été destinataire de deux mises en demeure, et la prochaine étape sera la résiliation du contrat par le Président de l’Assemblée Communale Noureddine Boukhatem. En choisissant cette société, l’Hôtel de Ville avait l’intention de mettre fin à une trentaine d’années de stagnation, durant laquelle le dossier a changé de mains à plusieurs reprises, sans qu’on puisse arriver à achever cette infrastructure. Les responsables de la wilaya étaient également optimistes, car cette même société qui a achevé la mosquée « Abdelhamid Ibn Badis» qui subissait le même sort que la tour Châteauneuf. Mais voilà, plus d’un an après, les Turcs sont sommés à passer la main à une autre entreprise qui sera choisie après les longues procédures de l’appel d’offres international, qui pourra prendre plus d’une année, sauf si le marché sera accordé au gré à gré à une entreprise nationale, pour éviter le fiasco.

Plus de 30 ans après, ce projet reste encore en stand-by, pourtant un budget de plus de 200 milliards de centimes a été alloué par l’Etat pour mettre fin à ce record. De leur côté les services de la wilaya ont pris en charge, l’année dernière, les familles qui ont squatté ce lieu depuis plusieurs années. Une action qui avait comme but de permettre aux travaux de restauration de commencer. Les responsables de l’APC d’Oran qui ont hérité ce squelette de l’ex-hôtel Châteauneuf, pour abriter le futur siège de la mairie devront attendre un nouvel appel d’offres de la Direction de l’Urbanisme et de la Construction (DUC) qui attribuera ce projet à l’un des soumissionnaires locaux ou étrangers. Nos sources affirment que des divergences auraient été à l’origine du retard du lancement des études du projet. Ce bâtiment de 18 étages, qui a fait couler beaucoup d’encre, en passant des mains de la Sonatrach à celles de la mairie d’Oran, a peiné pour surpasser les boucliers des archéologues qui désavantageaient l’avancement des travaux, pour cause de détérioration du site du palais du Bey, classé monument historique. On indique cependant, que l’Office de la Culture, a eu un grand rôle à jouer dans la relance du projet, avec la certitude que les professionnels veilleront sur la sauvegarde des sites et du patrimoine. C’est donc un retour à la case de départ qui va chambouler les cartes des responsables de commune, dont les bureaux sont détachés à travers les locaux de l’APC au centre-ville, on s’attendait à une entame des travaux pour préparer le rassemblement des services- clés, notamment, mais vraisemblablement, le projet traînera le pas encore pendant plusieurs années.