Zitouni Mustapha

La dérive verbale d’un intervenant chargé de l’émission « Papier Bavard» invitée à l’émission « service public » qui passe quotidiennement sur les ondes de la Radio publique de la Chaîne 3, a beaucoup frustré les auditeurs, principalement ceux, habitant hors de la Capitale Alger. Pourtant, le thème de l’émission de ce dimanche matin, tournait autour de la promotion du livre et de la lecture pour le plus grand nombre de citoyens algériens. L’intervenant bien qu’il soit membre du Commissariat du SILA de cette année qui ouvre d’ailleurs ses portes aujourd’hui même au grand public, s’est permis de dire lors de son intervention : «la lecture ne fait pas partie des mœurs des autres wilayas,» entendant par là, qu’il faut habiter Alger pour prétendre, lire un livre. Une dérive verbale qui n’a pourtant pas été relevée par l’animatrice de l’émission service public, mais qui sera vite dépassée par les interventions des invités qui ont suivi et qui étaient beaucoup plus intéressantes et plus respectueuses des amateurs de livres qui n’ont pour des raisons d’éloignement, pu se rendre au Salon international du livre à Alger. Une bien triste réalité tout de même, les amateurs de livres à Oran et à travers d’autres wilayas de l’intérieur du pays, ont-ils réellement le choix face à l’absence de librairies qui offriraient une large gamme variée d’ouvrages et de livres aux amateurs de lectures. Elles seraient à peine 05 librairies à Oran malgré la demande très ancienne des friands de la lecture dans tous ses genres. A parler de promotion de la lecture et des livres, pour l’heure, aucun effort n’est fait pour encourager à l’échelle locale, les initiatives, les pouvoirs publics à leur tête la municipalité, ne font rien pour promouvoir le livre à Oran et pourtant, on dit du maire d’Oran, un fervent lecteur mais seulement et malheureusement, à titre personnel et individuel. L’on se rappelle, de certaines librairies qui avaient pignon sur rue à Oran, mais dont l’activité a été changée pour des raisons de considérations purement mercantiles, en boutiques de chaussures, ou en fast-food. Les rares Salons du livre à Oran qui se tenaient à la Cathédrale étaient en fait, organisés par des amateurs sans aucun moyen, ni connaissance réelle dans le domaine. La Direction de la Culture quant à elle, somnole encore et préfère uniquement organiser quelques spectacles sans réelle importance, ni impact sur la société.