Jalil Mehnane

En pleine saison des pluies, les défaillances et le travail bâclé des responsables du secteur à Oran sont mis à nu. Quelques heures d’averses ont suffi pour inonder la ville qui n’a toujours pas su se débarrasser des dangers des intempéries, en dépit des stratégies médiatisées chaque année. Cette période de l’année est synonyme de tracas, avec le spectre des inondations qui met tout une ville en danger. Lors des dernières averses plusieurs cas d’inondations ont été signalés, même au niveau des cités récemment livrées. Pour se rattraper, le maire de la ville Noureddine Boukhatem a annoncé la réalisation de 700 nouveaux avaloirs, notamment au niveau des points noirs qui sont à chaque averse inondés. Sur ce sujet, le président de l’APC a clairement pointé du doigt les responsables des communes limitrophes, comme celle de Bir El Djir, dont les eaux pluviales suscitent des catastrophes au niveau du périmètre du secteur urbain El Menzah. Allusion faite au rond-point dit « Palais d’Or », dont la photo des eaux stagnées fait le tour des réseaux sociaux à chaque précipitation. «Lors de sa dernière visite à Oran, le ministre de l’Intérieur a exhorté les responsables des communes à faire leur travail convenablement, notamment pour faire face aux conditions climatiques, mais ce n’est pas qu’on voit sur le terrain,» dira Noureddine Boukhatem. A Oran et son groupement urbain, plusieurs zones inondables sont dénombrées, mais les mesures prises n’ont jamais pu résoudre ce problème. Dans la commune d’Oran, les responsables veulent faire face aux inondations qui paralysent toute une ville en prévision des fortes précipitations de la saison hivernale. Pour plusieurs Oranais, cette opération est trop tardive, même la saison des pluies a commencé. Pour eux, réaliser des avaloirs au mois d’octobre et novembre aurait pu être fait auparavant, afin d’être prêt pour les averses. Parallèlement l’opération de curage des avaloirs reste indispensable, car la négligence, serait la première cause des inondations, qui rendent l’état de la ville catastrophique. Mais en dépit des nombre important des avaloirs réalisés depuis des années, le phénomène des inondations dans plusieurs quartiers demeure d’actualité. Les citoyens, disent que ce genre d’opération doit s’effectuer dans toutes les périodes de l’année et pas uniquement en une seule saison, ajoutant à cela, le manque d’entretien et de contrôle, des divers chantiers de construction ou de réhabilitation. Dans ces zones, les avaloirs sont souvent obstrués par le tas d’agrégats, résultant des chantiers, et que les opérations de curage doivent être suivies instantanément et pas uniquement en cette période, lors de laquelle les services de la commune entament à chaque fois une course contre la montre, pour curer tous les avaloirs obstrués. Plusieurs points noirs sont dénombrés à travers le groupement d’Oran, sont souvent inondés après quelques gouttes de pluie, à l’instar de Petit Lac et Sidi Chahmi. D’où la nécessité de ces opérations de curage des avaloirs et la réalisation de d’autres conduites qui épargnent ces zones du spectre des inondations.