Zitouni Mustapha

Depuis toujours, les citoyens connaissent rarement les députés les représentant au parlement. En fait, les députés ne sont présents que lors de cérémonies, ou de visites officielles de ministres, et dans ces cas, le citoyen est absent.
Les députés ont toujours brillé par leur absence de la scène locale, leurs déplacements vers la Capitale, les éloignant de ceux qu’ils représentent et qui les ont placés par leur voix au Parlement.
Sauf que pour ce mandat, dans la wilaya d’Oran, un député a enfreint la règle au grand bonheur des Oranais.
Tenez-vous bien, ce député, en l’occurrence, M. Mir Mohamed Seghir, tient une permanence, dont les portes sont ouvertes aux citoyens toutes catégories confondues. Il ne s’agit pas d’un bureau pour recevoir les hommes d’affaires, mais un bureau pour recevoir monsieur et madame tout le monde. C’est d’ailleurs, grâce à cette porte ouverte par leur élu, qu’un collectif de citoyens des localités de Mahdia, et du douar Chekallil, relevant de la daïra de Oued Tlélat ont trouvé une écoute pour exposer les problèmes notamment bureaucratiques auxquels ils font face actuellement. Ils seraient près d’une centaine de citoyens qui ont postulé pour le dispositif de l’habitat rural, mis en place et encouragé à l’échelle gouvernementale, sauf qu’au niveau des institutions locales, leurs dossiers restent pour l’heure bloqués pour un problème de signature, et ce, malgré les promesses non tenues des maires successifs qui ont eu à prendre la destinée de l’APC de Oued Tlélat et malgré aussi, les recommandations des walis, restées sans suite à ce jour. Selon ce collectif de citoyens, la Direction des Services Agricoles, refuse de délivrer les autorisations nécessaires en raison, nous dit-on, «les parcelles de terres ciblées se trouvent en fait, sur des terres agricoles.
Voyant que toutes les portes sont fermées et qu’aucune issue à leur problème n’a été trouvée, le collectif de citoyens des 02 localités de Mahdia et douar Chakallil, s’est adressé à la permanence du député, Mir Mohamed Seghir, afin de lui exposer leur situation et tenter d’avoir une écoute attentive. L’élu, ne se fera pas prier pour prendre en main les doléances de ce collectif et mettra en œuvre ses prérogatives, afin de sensibiliser, les différents acteurs concernés par ce dossier.
Un contact est entrepris avec le Secrétaire Général de la wilaya, afin de débloquer la situation. Pour l’heure, nous apprendrons que le député en question se déplace lui-même avec des représentants de ce collectif, afin de trouver une solution à leur problème. Le dossier semble pris en charge et promesse a été faite par le SG de la wilaya, afin de mettre un terme à cet imbroglio bureaucratique, qui n’a que trop duré. Le député Mir Mohamed n’est pas à sa première, action envers les citoyens de la wilaya d’Oran. Selon des indiscrétions, c’est lui qui est intervenu auprès de la famille de «Salsabil», pour la dissuader de se faire prendre dans le piège que des personnes voulant semer le trouble, lui avait tendu. Il a ainsi stoppé, la marche prévue un certain vendredi après la Djoumoua. Une marche qui allait transformer Oran, en point de départ de troubles que nul Algérien n’espère. Le député Mir Mohamed, avec sa proximité des citoyens, et son écoute à leurs préoccupations a acquis la confiance et l’estime des Oranais. Il est le premier et le seul député qu’ils connaissent et qui peut bénéficier de leur soutien.