Un groupe d’individus s’acharne sur un habitant puis le livre à la Gendarmerie

Nuit d’horreur à la Cité «Chahid Mahmoud» (ex-douar Boudjemaa)

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Redouane Boualia

Peut-on de nos jours se substituer aux lois de la République et entreprendre le travail dévolu uniquement aux forces de l’ordre ?
Ce qui s’est passé au courant de la nuit dernière à Hai «Chahid Mahmoud», (ex- douar Boudjemaa) à proximité du groupement des 300 logements sociaux à Oran, laisse perplexe et rappelle de douloureux moments de la décennie noire.
Un groupe d’individus, 05 à 06 membres selon des sources locales, ont investi dans la nuit obscure les passages de la cité «Chahid Mahmoud», à la recherche de l’occupant d’une des maisons de la cité.
Armés jusqu’aux dents avec des armes blanches et des fumigènes de type «Signal», ces individus sillonnent les allées de la cité, laissant les habitants qui ne savaient pas ce qui se passait dans une peur indescriptible. En fait, le groupe d’individus était à la recherche d’un homme avec qui, l’un d’entre eux avait eu une altercation violente, un homme qui serait selon nos sources sous le coup d’un mandat de recherche, pour avoir tranché la main d’un des leurs.
Une fois la maison repérée, une vive altercation a éclaté entre l’homme en question et le groupe de 05 à 06 individus qui l’ont pris à partie en le rouant de coups, sous les cris des voisins et de membres de sa famille. Ligoté, puis emmené, on apprendra que la victime sera alors remise à la brigade de Gendarmerie de la commune de Hassi Bounif. On signalera au passage que le domicile de la victime a été le théâtre d’une attaque sans répit de la part du groupe d’individus à l’aide de projectiles divers.
On nous fera savoir que la victime était en fuite et recherchée par la justice depuis le mois de Ramadhan passé.
Selon nos sources, le groupe en question a été à son tour arrêté par les éléments de la Gendarmerie, à titre provisoire, en attendant son passage devant les instances judicaires. Par ailleurs, les citoyens et habitants de la cité «Chahid Mahmoud», s’interrogent encore sur cette manière de se substituer à l’autorité de l’Etat, en se faisant justice soi-même, en investissant tout un quartier munis d’armes blanches et terrorisant tous ses occupants. Une situation qui a poussé ces habitants à exiger des pouvoirs publics, la mise en place d’un poste de sécurité, car pour eux, cette incursion nocturne n’est pas la première, car de nombreuses autres suivies d’actes de banditisme sont enregistrées régulièrement la nuit tombée.