Mais qui a parlé d’opération de nettoyage ?

Annoncée en grandes pompes par les autorités locales

634

Annoncée en grandes pompes par les autorités locales pour la journée d’hier, l’opération de nettoyage semble avoir été boudée à Chetouane(commune du grand Tlemcen) aussi bien par la société civile que par l’APC. Une tournée dans la matinée à travers les cités et quartiers du chef-lieu nous a permis de faire un constat de carence. L’entrée de la cité des 18 Logts dite des enseignants et celle des logements de fonction du CEM Imam Malek Ibnou Anas offre toujours une image hideuse avec le désagréable dépotoir « saturé » par les riverains, sans oublier les mauvaises herbes et les sachets en plastique qui envahissent les lieux. Même le terrain de sports du CEM présente les mêmes « symptômes » alors qu’on est à la veille de la rentrée scolaire. Au-delà du mur d’enceinte (côté nord) du collège précité, trône une décharge sauvage, narguant le champ de blé et la source voisine de Zouinet. Le périmètre de la source est souillé par le « graissage » des véhicules qui y élisent domicile pour le lavage ainsi que le dépannage.
Au niveau du boulevard du 5 Juillet, des cageots de sardine vides sont jetés sur les plates-bandes qui servent de dépôt de fortune pour les poissonniers ambulants. Rencontré au Bd de l’ALN, Rachid, un ancien employé de la CAPCS à la retraite, fulminait à cause des eaux usées provenant des rejets nauséabonds des rôtisseries voisines, qui stagnent devant son domicile : « Cela des mois que j’ai signalé cette situation aux services de la voierie de l’APC mais sans suite », nous apprendra-t-il. Par ailleurs, le chef-lieu est infesté de chiens errants. En dépit des différentes opérations d’abattage initiées par l’APC, les chiens errants sont omniprésents. En bandes, les chiens qui rôdent autour des lieux habités à la recherche de restes de nourriture dans les poubelles, menacent quiconque s’en approche.
Les citoyens font des détours pour les éviter ou rebroussent carrément chemin, surtout lorsque ces mauvaises rencontres ont lieu dans des endroits démunis d’éclairage. En plus des campagnes d’abattage qu’elle initie périodiquement, l’APC réitère souvent sa campagne de sensibilisation contre la rage. Il faut savoir dans ce contexte que 42 cas de morsures canines avaient été enregistrés en 2005 à Tlemcen dont 8 cas de rage animale déclarés à la direction desservices vétérinaires, selon des chiffres de l’institut Pasteur.
Par ailleurs, des battues administratives de sangliers sont prévues par un arrêté du wali (période allant de décembre à mars) ciblant les forêts domaniales de Zarifet(commune de Mansourah) et El Ourit (commune de Tlemcen) sous le contrôle de la conservation des forêts en collaboration avec la fédération de chasse.