Après les manifestations ayant touché plusieurs secteurs vitaux du pays, c’est au tour des ouvriers Chinois de battre le pavé à Oran. Ils étaient, en effet, des dizaines à protester devant leur lieu de travail, situé en face du Jardin Sidi M’hamed des Falaises. Ces Chinois réclament leurs salaires, comme on pouvait lire sur la banderole brandie, qui a été écrit dans les deux langues, citant même le nom du propriétaire de l’immeuble en chantier.
Rappelons que c’est la deuxième protestation du genre qu’organisent ces ouvriers chinois en l’espace de quelques jours seulement. Ces agents seraient sans salaires depuis plusieurs mois, d’après nos sources. Chose qui les a poussé à sortir à la rue et protester afin d’attirer l’attention de l’opinion public.
Sur les réseaux sociaux, leur cas a suscité de moult réactions, pour la plupart les « facebookers » notamment ont été solidaires avec eux, et ont admis que c’est à travers ces ouvriers chinois, que la situation du secteur du bâtiment s’est améliorée, et ce depuis leurs premiers projets livrés au début des années 2000.
Depuis cette période Oran comme toutes les autres wilayas du pays, a connu une ruée des ouvriers chinois qui se sont carrément accaparés des grands projets de logements dans la wilaya, avec un savoir-faire et une rigueur infaillibles. Avec le temps, les Chinois commençaient à être sollicités par les particuliers pour des travaux à domicile, ou des villas de grand standing à ériger dans certains quartiers chics de la ville. En chiffre, ce sont plus de 90 000 ressortissants étrangers travaillant en Algérie, selon les chiffres officiels communiqués.
Ces travailleurs étrangers sont en majorité des Chinois qui exercent notamment dans le secteur du bâtiment.
La Chine avait exprimé son inquiétude sur la situation de ses ressortissants en Algérie, après l’agression de l’un d’eux. Avec ces protestations des ouvriers, la situation risque d’être encore plus tendue entre les deux pays, bien que plusieurs grands projets soient sous la houlette des Chinois, mais avec ces agissements, certains ouvriers refuseraient de venir travailler en Algérie, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années de cela. Même si le cas de la protestation d’hier, les opposent à un investisseur privé.