La fête religieuse de l’Aïd El Adha, coïncide cette année avec la période de grande chaleur du mois d’août, pour les Oranais la mésaventure de la viande putréfiée qui a défrayé la chronique, lors des 02 dernières années, est toujours dans les esprits, d’où leur appréhension cette année de revivre la même situation.
Officiellement la tutelle a tenu à rassurer les citoyens que cette viande putréfiée sera qu’un mauvais souvenir, et que cette prochaine fête de l’Aïd el Adha ne verra aucun cas de viande pourrie jetée quelques heures après le sacrifice.
C’est d’ailleurs, une responsabilité des éleveurs qui doivent suivre à la lettre les instructions du ministère de l’Agriculture, pour réussir le pari.
De son côté l’Organisation Algérienne pour la Protection et l’Orientation du Consommateur et son Environnement (APOCE) a appelé le ministère de l’Agriculture à obliger les éleveurs à remettre des bons de transaction commerciale au consommateur, ce qui permettra d’assurer la traçabilité du bétail.
Intervenant, lors d’une conférence de presse, le président de l’APOCE, Mustapha Zebdi a appelé les autorités concernées à obliger les éleveurs détenteurs de la carte d’artisan de remettre “un bon de transaction commerciale” au consommateur, en sus d’une copie de la carte d’identité, ce qui permettra, a-t-il dit, de préserver les droits du consommateur.
Saluant la procédure mise en place par le ministère de l’Agriculture, en collaboration avec les autorités locales, portant sur la création de points officiels pour la vente de bétails, M. Zebdi a relevé toutefois, la ‘non-conformité de ces espaces qui ne sont pas en mesure, selon lui, d’accueillir les éleveurs, poussant ainsi nombre d’eux à leur tourner le dos.
M. Zebdi a appelé, à ce propos, le ministère de l’Agriculture à communiquer la nature du complément alimentaire importé qui a été à l’origine, ces dernières années, de la putréfaction de viandes des bêtes sacrifiées, afin de définir les responsabilités et permettre ainsi, aux citoyens de demander des dédommagements.
“Le ministère de l’Agriculture demeure discret quant aux résultats des analyses effectuées en 2016”, a précisé M. Zebdi, ajoutant que le consommateur a le droit de connaître la qualité du complément alimentaire, ayant causé la putréfaction des viandes et d’exiger des dédommagements.
Par ailleurs, l’APOCE a recommandé aux éleveurs de suspendre les opérations de vaccination, un mois avant la consommation des bétails et de les alimenter en fourrage naturel, tout en interdisant l’usage des aliments de volailles.
Il a également appelé les citoyens à achever rapidement les opérations liées au sacrifice, afin d’éviter le phénomène de putréfaction, notamment au vu de la hausse des températures que connaissent plusieurs wilayas.
L’organisation avait créé une cellule de suivi, pour s’enquérir de la situation du bétail destiné à la consommation durant l’Aïd el Adha, laquelle cellule a permis la collecte d’un nombre important de données depuis 2016, a ajouté M. Zebdi, précisant que l’instabilité au niveau de la Direction des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture qui a connu un changement de plusieurs directeurs, “n’a pas permis à l’organisation de déterminer les réelles raisons de la putréfaction”.