Le projet de la future usine d’assemblage automobile « Peugeot-Citroën », qu’abritera la wilaya d’Oran n’a pas connu un avancement, alors que son lancement était prévu au courant de cette année. Le Directeur Moyen- Orient et Afrique de la marque au Lion, Jean-Christophe Quemard, lors d’une conférence de presse animée par la maison Peugeot dans leur siège à Alger samedi dernier, n’a pas caché son étonnement quant à l’arrêt du projet de l’usine d’assemblage du constructeur français, alors que jusque-là, tout allait bien.
«Tout a été fait de manière réglementaire, jusque-là,mais je m’étonne qu’un individu puisse faire dérailler une procédure engagée depuis deux ans. D’autant plus que les intéressés, les agriculteurs et personnes vivant autour du terrain, sont favorables au projet. En plus, nous avons le soutien du gouvernement,» a-t-il déclaré.
Il s’agit en effet, d’un seul agriculteur sur les 19 concernés par l’expropriation, qui a refusé de céder son terrain contre l’indemnisation, dont il devait bénéficier. Le terrain en litige se situe au niveau du site d’El Hamoul, dans la commune d’El Kerma à Oran.
Constatant que le projet risque d’être « délocalisé » les habitants de la région, ont à plusieurs reprises organisé des manifestations, appelant l’Etat à aller de l’avant et concrétiser ce projet, qui, selon eux, devra renflouer les caisses de la commune, et leurs offrir des centaines de postes d’emploi, sans parler de l’aspect de développement qui sera bénéfique pour leur localité.
Le projet qui devrait s’étaler sur une assiette foncière d’une superficie de 120 hectares est aujourd’hui à l’arrêt, le groupe français PSA n’a toujours pas pu avoir le permis de construction qui lui permettra de lancer les travaux de son unité de montage.«On a commencé les travaux de terrassement de la base de vie et on a une autorisation. Pour le permis de construire, on ne l’a pas, il est bloqué,» a indiqué M. Quemard.
Ceci dit, M. Quemard soupçonne l’existence d’une volonté derrière le blocage du projet « Il y a des parties qui ont intérêt à ce que les choses ne se passent pas bien,», a-t-il accusé. Toutefois, il ne doute pas en l’appui que porte le gouvernement algérien à ce projet. «J’ai confiance totale que le ministère de l’Industrie et le gouvernement vont finir par dénouer cette situation, parce qu’elle est un peu étonnante,» a-t-il ajouté. Une confiance dictée par « le respect de toutes les procédures,» par le groupe PSA depuis 2016 mais aussi par le «soutien politique très fort et diplomatique,» dont a bénéficié le projet de l’usine de montage.
Pour finir, M.Quemard a voulu renouveler la détermination et la volonté du groupe PSA à réussir le projet de l’unité de montage dans la région oranaise et sa confiance en le gouvernement algérien de le faire aboutir. Il a ajouté que le groupe PSA était prêt à relancer le projet dès que les conditions le permettent. « Nous disposons des moyens suffisants, nous avons 42 représentants en Algérie et c’est un grand réseau dans le pays, d’ailleurs c’est le meilleur de tous les réseaux.»