A Oran, comme à travers tout le territoire national, une loi n’arrive toujours pas à être mise en application, celle relative à la mise en conformité des constructions et leur achèvement. Cette loi N° 08-15 du 20 juillet 2008 et entrée en vigueur à la même année, son application se verra repoussée une première fois à 2012, puis à l’année suivante de 2013, pour être reportée à 2016 et faute de ne pouvoir honorer ce texte de loi, il a été décidé de repousser une nouvelle fois la date butoir de sa mise en application au mois d’aout 2019, une incapacité des pouvoirs publics à être intransigeants quant à l’application des dispositions de cette loi, disent certains observateurs, des difficultés rencontrées par les élus locaux dans l’interprétation de l’instruction N°445 du 06 novembre 2016, soutiennent d’autres parties.  A travers les 09 daïras de la wilaya d’Oran, la situation est au statu quo, les commissions mises en place pour le suivi et le traitement des dossiers déposés par les citoyens dans cette situation et désireux par un acte volontariste de régulariser leur situation, n’ont reçu que très peu de dossiers, face aux statistiques non réactualisées qui mettent en exergue, le nombre de 2.500 dossier pour l’ensemble des daïras de la wilaya d’Oran. Pour la commune d’Oran, plus de 500 dossiers de demandes de permis de régularisation, ou de permis d’achèvement ont été déposés auprès des secteurs urbains.Mais combien de constructions inachevées existent réellement à Oran et ses communes ? Un chiffre difficile à donner, l’opération étant jugée assez complexe.

Une instruction a pour rappel, suivi cette loi, elle concerne les constructions, se situant au-dessus de commerces. Et à ce propos, il est clair de constater que la priorité pour bon nombre de citoyens, ayant entamé des constructions individuelles, a été donnée aux commerces, laissant en attente l’achèvement de leur construction. Ainsi on verra à travers la ville d’Oran et ses autres communes, de belles devantures et enseignes commerciales au-dessous desquelles des briques et du ciment laissés en l’état, sans que les façades ne soient achevées en totalité, pour peu que le commerce fonctionne, l’esthétiques n’étant pas une priorité.

Ainsi, la loi fixant les règles de mise en conformité des constructions et leur achèvement adoptée en 2008 n’a toujours pas été mise en application.

Incapables d’appliquer ses dispositions, les pouvoirs publics, continuent de temporiser en repoussant à chaque fois l’échéance. Cette fois, les propriétaires ont jusqu’au 02 août 2019 pour régulariser leur situation. Du moins, c’est ce qui a été annoncé, les Jeux Méditerranéens de 2021, feront-ils activer les choses, rien n’est encore moins sûr.

Selon certaines données peu vérifiables, elles seraient 98.000 bâtisses inachevées à travers le territoire national recensées par le ministère de l’Habitat. A défaut de campagne de sensibilisation sur cette loi qui reste confuse, nombreux sont les citoyens propriétaires de constructions individuelles ou collectives qui attendent toujours la régularisation de leur situation et leur permis pour achever les travaux.

On apprendra toutefois, que ces dossiers ont été traités par les brigades mixtes des secteurs urbains et une partie de ces dossiers a été transmise à la Direction de l’Urbanisme et de la Construction de la wilaya pouravis, avant d’être traités par la commission de daïra qui statuera sur chaque dossier. De son côté, la Direction de l’Urbanisme et de la Construction a instruit la commission de daïra pour faciliter les procédures pour les citoyens qui déposent leurs dossiers.