Hafida B.

Demain une opération de volontariat aura lieu au cimetière d’Ain El Beida, une bonne initiative portée par des jeunes. Ils veulent nettoyer le cimetière les carrées de tombes et les allées des détritus, mauvaises herbes et autres. L’intervention de ces jeunes ne peut pas aller au-delà pour nos morts, qui ne reposent pas en paix dans ce cimetière dont la clôture est longée par un marché informel. Des camions, des véhicules utilitaires transportant des légumes et fruits s’installent chaque matin tous les jours de la semaine, dés les premières heures, sur le trottoir longeant la devanture déjà en piteux état du cimetière Ain El Beida, pour exposer leur marchandise. Ces vendeurs illicites viennent de wilayas limitrophes, et trouvent leur compte même si pour, ils portent atteinte à un lieu sacré. « Où sont les élus de la wilaya d’Oran, comment peuvent-il laisser profaner le plus grand cimetière d’Oran. », s’indigne un oranais. D’autres diront, « l’Islam nous incite à respecter les cimetières et les morts dans leur dernière demeure, ces commerçants sans foi ni loi, souillent notre cimetière. », lancera un homme passant par la route du cimetière Ain El Beida. D’autre personnes interrogée à ce propos, diront « Le cimetière Ain El Beida nous appartient tous, les élus ne doivent pas fuir leur responsabilité derrière le territoire de compétence de l’un ou de l’autre, les personnes qui y sont enterrés n’habitent pas que la commune d’Oran, ils sont de Bir El Djir, Es-Senia et autres. Une action doit être menée pour éradiquer ce marché informel.». Sur place, nous avons assisté à une vente à la criée à des klaxons d’automobilistes impatients pris dans les bouchons créés par les autres véhicules qui s’arrêtent pour l’achat de légumes.
Dans ce tintamarre, les morts ne peuvent pas reposer en paix, dans ce tintamarre le cimetière vénéré dans l’islam est violé, avec la complicité des élus, des responsables de la wilaya et de tous ceux qui s’arrêtent pour acheter les produits auprès de ces commerçants sans foi.