Jalil M.

Le Hirak du 22 février 2019, qui a fait échoué le projet d’un 5e mandat pour Bouteflika, et rendu l’Algérie au peuple est désormais constitutionnalisé et célébré chaque année comme étant la journée nationale de fraternité et de cohésion entre le peuple et son armée. Hier, le deuxième anniversaire de cette journée a été célébré par les Oranais qui sont sortis à la rue pour fêter pacifiquement cet événement. Dès la matinée, des citoyens venus des quatre coins d’Oran, se sont rassemblés devant le siège de la wilaya, comme c’était le cas en 2019, pour ensuite prendre l’itinéraire vers la place 1er novembre (Place d’Armes) en passant par le boulevard de l’ALN (Front de Mer). Des éléments des services de police ont été mobilisés pour sécuriser la marche et réguler la circulation. Des conditions qui ont fait de cette célébration une nouvelle leçon de pacifisme donnée par les Oranais qui ont montré un grand civisme et organisation, ce qui a toujours été « la marque déposée » de notre Hirak béni. « Je marche aujourd’hui pour célébrer cette journée qui est désormais gravée dans nos mémoires en tant qu’une journée historique qui a changé le cours de notre pays, qui se dirigeait droit vers la dérive, comme vous voyez, on revit l’ambiance des vendredis de l’année 2019 avec la même mentalité, pacifisme et civisme » nous dira le jeune Abdelkarim. A l’heure où nous mettons sous presse aucune arrestation ni dépassement n’ont été signalés. Seul bémol, l’absence des transporteurs notamment les taxis qui ont évidemment évité de passer par l’itinéraire Wilaya-front de Mer-Place d’Armes, ce qui a posé beaucoup de problème pour certains citoyens. Pour revenir à la célébration du deuxième anniversaire du Hirak, il est important de rappeler que la nouvelle Constitution algérienne, répond aux revendications du Hirak. Parmi elles, l’affermissement de l’exercice démocratique, une plus grande séparation des pouvoirs et un plus grand attachement aux lois en créant une Cour constitutionnelle et en assurant par une disposition particulière la sécurité juridique. Bizarrement, des voix qui appelaient justement à mettre en place des réformes pour faire régner la démocratie participative, sont aujourd’hui hostiles et essaient d’entraver par toutes les façons ces démarches visant à renouer les liens de confiance entre le peuple et ses dirigeants. Cela ne va pas se concrétiser bien évidemment du jour au lendemain, mais du moins, les signes d’un nouveau mode de gouvernance sont papables.