Belmadani Hamza 

La saison estivale n’est pas encore ouverte à Oran, que malheureusement, la mer a fait ses premières victimes par noyade à Oran.

En effet, avant-hier, premier vendredi après l’Aïd et un nombre important de jeunes se sont déplacés aux plages de la wilaya, notamment celles situées à l’est, à l’’instar de Kristel, ou les plages non surveillées et non autorisées à la baignade sont très prisées par les jeunes qui n’hésitent pas à risquer leur vie, lors de la baignade.

Les éléments de la Protection civile de la wilaya d’Oran ont repêché 02 corps sans vie, noyés en mer, lors de 02 opérations distinctes, comme ils ont secouru une troisième personne sur une plage rocheuse non surveillée à Kristel, dans la commune de Gdyel, à l’est d’Oran, a-t-on appris de cette institution. Les 02 victimes sont âgées respectivement de 19 ans et 31 ans.

Le troisième baigneur secouru est âgé de 35 ans, il a reçu les premiers soins sur place, a-t-on ajouté. Les dépouilles des 02 victimes ont été déposées à la morgue de l’hôpital d’El Mohguen (Arzew).

Les services de la Protection civile ont mobilisé pour chaque opération, 06 plongeurs et 11 agents de différents grades ainsi, que 02 zodiacs et une ambulance. Notons comme chaque année, la Direction Générale  de la Protection Civile met en place un dispositif opérationnel destiné à la surveillance des plages autorisées à la baignade, afin d’assurer la sécurité des estivants  et cela, du 1er juin au 30 septembre de 9h00 à 19h00.

Pour l’année 2019, sur les 601 plages que compte le littoral algérien, 182 ont été interdites à la baignade, dont la majorité pour diverses causes, essentiellement, la pollution, et les risques particuliers contre 419 autorisées à la baignade.

Pour la saison estivale de l’année en cours, la Direction Générale a procédé à la mobilisation de 24.000 agents professionnels et saisonniers contre 18.000 en 2018, soit une augmentation de 6.000 agents supplémentaires. Le dispositif opérationnel  de cette année a été pourvu en moyens matériels supplémentaires, particulièrement en ce qui concerne les embarcations pneumatiques, ainsi que les matériels collectifs et individuels d’intervention.

L’analyse des statistiques des 05 dernières années  révèle que la principale cause des noyades reste toujours, la baignade dans des plages interdites, ou en dehors des heures de surveillance, c’est-à-dire, en absence des éléments de la Protection Civile chargés de la surveillance des plages et des baignades, et le non-respect des recommandations de sécurité.

Pour rappel, au cours de l’année 2018, un total d’interventions de 76.118 a été effectué au niveau des plages, permettant de sauver plus 50.548 personnes d’une mort certaine. Toutefois, il est déploré le décès de 88 personnes, dont 50 au niveau des plages interdites à la baignade. Aussi et afin d’éviter ces bilans macabres, la Direction Générale de la Protection civile a lancé une campagne de prévention et de sensibilisation sur les dangers de la mer et la baignade depuis le  20 mai dernier à travers tout le territoire national, afin, d’inculquer aux citoyens la culture de la prévention du risque de noyade au niveau des plages, notamment les plages interdites.

Cependant, malgré tous les moyens déployé opérationnels, ou en matière de prévention et de sensibilisation, la conscience citoyenne reste la mieux indiquée, car : « savoir nager n’est pas un gage de sécurité « , a ce titre, la DGPC lance un appel aux citoyens, sur le respect des recommandations  notamment l’interdiction de la fréquentation des plages interdites, le respect des horaires de surveillance, ne pas s’éloigner  de la zone de baignade autorisée.

Surveillez attentivement les enfants, beaucoup plus, ceux qui utilisent les matelas gonflables, de respecter les fanions de signalisation de l’état de la mer, ainsi que de ne pas se baigner juste après les repas.